Turok Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Joomo   
07-02-2008

Après avoir connu un succès intégral de part son ambiance « Préhistorique » sur les consoles old-gen (N64), Turok fut ensuite reconnus comme l’un des pires jeux « gros budget » réalisé sur les consoles de la dernière génération.  Alors, les gars de Propaganda lancent un opus next-gen. Retour aux sources ou malheureux successeur de Turok : Evolution ?

Turok, ce n’est pas qu’un FPS classique, car il possède quelque chose (complètement) inexploité dans le milieu du jeu vidéo : les dinosaures. Vous incarnez dans le jeu Joseph Turok, un Amérindien qui appartenait dans le passé au Wolf Pack. Désormais il n’en fait plus partie et a décidé de les quitter (pas la peine de développer davantage, évitons les spoils, plutôt faciles et peu nombreux étant donné la « richesse » du scénario). Enfin, Turok rejoint un groupe de marines américains, la Compagnie Whiskey, le vaisseau de ces derniers s’étant écrasé sur une planète inconnue remplie de gentilles bébêtes, le tout dans une jungle plus que profonde…

 


Monster Live de la démo

C’est d’ailleurs ici que Turok puise sa force. Les dinosaures, très bien modélisés, possèdent une IA très bonne. Si vous tardez trop à les tuer, les sauriens n’hésiteront pas à vous sauter à la gorge ou au bras pour les plus petits. Commence alors un combat, pas très fatiguant, vous demandant de matraquer la touche RT, LT ou de bouger le joystick (LS). Mais l’IA de Turok est vraiment quasi irréprochable, puisque, si par exemple vous jetez  un fumigène (ou fusée éclairante, seconde munition, infinie du Fusil à Pompe) sur vos ennemis, les dinosaures pourront (ou non) arrêter de s’en prendre à vous et aller en direction de la fusée attaquer vos ennemis. Les dinosaures étant décidément complètement neutres, la loi de la jungle pourra reprendre ses droits, car les plus gros n’attendront pas qu’on les leur sert sur un plateau pour sauter sur un plus petit ou un herbivore. Petite déception sur les dit herbivores.


 

 

Il n’y a qu’un seul type d’herbivore, même si on repère ici et là quelques Brachiosaures (ceux au long cou), mais ils ne font qu’office de décor. Les carnivores ne manquent pas. Ils sont relativement nombreux et diversifiés. Mais Turok est victime d’une autocensure indéniablement caractérisée qui vient ternir l’immersion hyperprésente dont bénéficie le jeu, je veux parler des flux incessants d’hémoglobine qui sortent de la tête des dinosaures, alors que les humains eux, quel que soit le moyen utilisé, ne perdent pas une seule goûte de sang... Turok,  une série plutôt réputée pour ces armes loufoques, retombe dans un classicisme ambiant. Mitraillette, Fusil à Pompe pouvant servir a chaque main, ou grosse mitraillette, Sniper pour une seule main. Les grenades, elles, demandent d’avoir une main libre pour pouvoir être utilisées et restent très efficaces malgré leur manque total de précision.

Il reste le couteau. Un bonheur ! D’un seul coup, il terrasse tous les dinosaures, laissant le champ libre à une mini-cinématique, magnifique. L’infiltration n’a d’ailleurs pas été (complètement) oubliée, avec des phases discrètes au couteau ou avec la puissance dévastatrice de l’arc. Les environnements sont plutôt bien modélisés et laissent une ambiance par moment très effrayante. De la jungle de nuit sous la pluie au coucher de soleil ou aux bâtiments (moins bien modélisés et assez vides), rien n’est épargné. Au final, Turok ressort comme une réussite pour les jeunes développeurs de Propaganda. Ils ont réussi à redonner un nouveau départ à une série qui en avait besoin. Certes imparfait, Turok saura quand même donner de multiples heures de joie et de stress à tout joueur qui aime cet univers.

 

Graphisme : 15/20 : La modélisation des dinosaures est irréprochable, les décors réalistes et les gestes et scènes d’action sans bugs. Une réussite mise à part les visages de personnages.

Gameplay 15/20 : Même la sensibilité du viseur mise à Zero, il reste trop rapide, sinon tout est sans bavures. Hormis les déplacements (très) lents de Turok.

Durée de vie : 10/20 : Pas plus de 7 heures en solo (dont 1 heure sur le bosse de fin), quasiment infaisable en Ultraviolence (Très Difficile) et un Live plus qu’anecdotique, rien de bien long.

Bande son : 13/20 : Discrète, le thème principal du jeu est inaudible, ce qui est plutôt regrettable pour de la musique. Les voix, elles, sont correctes, sans plus.

Note générale : 14/20 : Dur était le pari de relancer la machine Turok, tout en redonnant une nouvelle vie. Il est certain que Turok reste et demeurera une série à succès. Une immersion et une ambiance incroyable dans un univers qui fascine beaucoup de monde. Turok est imparfait et collectionne les petits défauts, mais pas assez pour décourager l’indien que vous êtes !


Turok sur Monstergames.

Commentaires (1)add
Joomo: ...
Ah ce brave Turok...Rangé dans sa jacquette après deux semaines, Maltraité par l'excellentissime Dmc4
1

23 fév 08 à 16:28
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