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Capcom a profité du Summer Game Fest 2026 pour lever le voile sur les premières informations concrètes concernant Monster Hunter Wilds : Ascendance, l'extension majeure de Monster Hunter Wilds attendue en 2027. À travers une présentation menée par le réalisateur Takuro Hiraoka et le producteur Ryozo Tsujimoto, les développeurs ont détaillé plusieurs des nouveautés aperçues dans la bande-annonce de révélation. Et comme souvent avec Monster Hunter, l'objectif semble simple : proposer davantage de monstres gigantesques, davantage de défis et davantage de raisons de passer des centaines d'heures à perfectionner son équipement. Parmi les principales nouveautés figure une toute nouvelle région baptisée les Îles Célestes. Suspendues au-dessus des Terres Interdites, ces immenses îles flottantes sont couvertes de ruines anciennes et promettent une exploration plus verticale que jamais. Les chasseurs pourront notamment exploiter les capacités de leur Seikret pour planer d'île en île et traverser cet environnement aérien de manière beaucoup plus dynamique. Une approche qui pourrait considérablement renouveler les déplacements et l'exploration, deux aspects déjà largement mis en avant dans Monster Hunter Wilds.
L’Ignificateur révolutionne les combats
Capcom introduira également un nouvel équipement baptisé Ignificateur. Cette nouvelle mécanique apportera des possibilités inédites aux 14 types d'armes du jeu en ajoutant de nouvelles attaques, des combos supplémentaires ainsi que des options de mobilité inédites. L'objectif est clair : enrichir encore davantage les possibilités de combat et offrir aux joueurs de nouvelles stratégies face aux créatures les plus redoutables de l'extension. Quand on connaît déjà la profondeur du système de combat de Monster Hunter, ajouter de nouvelles couches de gameplay ressemble presque à une déclaration de guerre adressée au temps libre des joueurs.
Le Rang Maître fait son grand retour
Comme toute extension majeure de la série, Ascendance introduira également le très attendu Rang Maître. Ce niveau de difficulté supérieur proposera des versions plus dangereuses des monstres connus ainsi que de nouveaux défis destinés aux chasseurs expérimentés. L'histoire de l'extension débutera après la quête 7 étoiles « Se Réveiller d’un Songe » et tournera autour d'un mystère inquiétant : l'apparition soudaine de plusieurs Dragons Anciens dans les Terres Interdites. Autrement dit, exactement le genre de situation qui finit généralement par provoquer des catastrophes gigantesques dans l'univers de Monster Hunter.
Les Dragons Anciens reprennent du service
La bande-annonce a également permis d'apercevoir plusieurs nouveaux monstres. Capcom évoque notamment un groupe de créatures capables de coordonner leurs attaques dans les airs, tandis que plusieurs Dragons Anciens emblématiques feront leur retour. Le premier confirmé n'est autre que Kushala Daora, l'un des monstres les plus populaires de la licence. Un retour qui devrait ravir les vétérans... ou réveiller quelques traumatismes chez ceux qui ont déjà passé des heures à poursuivre ce dragon métallique capable de transformer chaque combat en tempête permanente. D'autres créatures inédites seront dévoilées dans les prochains mois.
Monster Hunter Wilds arrive aussi sur Nintendo Switch 2
Autre annonce importante de cette présentation : Monster Hunter Wilds est désormais en développement sur Nintendo Switch 2. Capcom n'a pas encore communiqué de date de sortie pour cette version, mais cette confirmation devrait réjouir les joueurs Nintendo qui espéraient voir le dernier épisode principal rejoindre la nouvelle console du constructeur japonais. Une décision finalement assez logique lorsque l'on connaît l'immense popularité de la franchise sur les plateformes Nintendo depuis Monster Hunter Generations et Monster Hunter Rise.
Une année 2027 déjà chargée pour les chasseurs
Avec ses nouvelles zones aériennes, son système Ignificateur, son contenu Rang Maître et le retour des Dragons Anciens, Monster Hunter Wilds : Ascendance s'annonce déjà comme l'une des extensions les plus ambitieuses de la série. Capcom n'a pas encore dévoilé de date précise, mais une chose semble certaine : les chasseurs auront largement de quoi s'occuper en 2027. Et comme toujours avec Monster Hunter, le véritable défi ne sera probablement pas de vaincre les monstres. Ce sera surtout d'expliquer à ses proches pourquoi une "petite session de chasse" s'est transformée en marathon de six heures.

Si vous aviez peur qu'IO Interactive manque d'actualité en attendant son jeu James Bond, rassurez-vous. Le studio danois vient de prouver qu'il est parfaitement capable d'occuper l'espace médiatique pendant plusieurs mois avec une seule franchise, un crâne chauve et une quantité industrielle de contenu additionnel. À l'occasion d'une grande présentation dédiée à Hitman, IO Interactive a dégainé une nouvelle cible fugitive, confirmé l'arrivée de Hitman Classic Trilogy Remastered, annoncé du contenu inédit sur Switch 2, lancé une collection vinyle et célébré le succès de son jeu de plateau. Rien que ça.
Wiz Khalifa devient la nouvelle cible de l'Agent 47
Parce qu'après Sean Bean, Conor McGregor ou Dimitri Vegas, il fallait bien continuer à remplir le bingo des célébrités improbables. La nouvelle Cible Fugitive de HITMAN World of Assassination met en scène Taylor Graves, alias "Le Sorcier", interprété par Wiz Khalifa. Ancienne star de la boxe devenue combattant de Muay Thaï, le personnage débarque sur l'île de Sgàil pour un duel très particulier. Et comme souvent dans Hitman, quelqu'un a décidé que la meilleure solution consistait à envoyer un assassin professionnel régler le problème. Cette mission gratuite revisite l'une des cartes préférées de la communauté avec de nouveaux dialogues, de nouvelles situations et un scénario inédit. Une bonne excuse pour retourner sur cette forteresse gothique remplie de milliardaires dérangés. Comme si les joueurs avaient réellement besoin d'une excuse.

Le Sorcier s'offre déjà son DLC
Parce qu'en 2026, même les contrats d'assassinat ont droit à leur édition collector. Le pack "Le Sorcier" est déjà disponible et inclut un accès permanent à la mission Arcade inspirée de cette cible, plusieurs objets cosmétiques, des armes, un costume inédit ainsi que des éléments décoratifs pour la planque du mode Freelance. Autrement dit, tout ce qu'il faut pour tuer avec style et décorer ensuite son salon de serial killer organisé.
La Saison du Sorcier relance les hostilités
IO Interactive profite également de l'occasion pour lancer une nouvelle roadmap de contenus gratuits. Au programme : nouveaux défis, contrats vedettes, Twitch Drops, récompenses exclusives et retour de plusieurs cibles fugitives particulièrement populaires. Parmi elles, The Drop avec Dimitri Vegas ou encore le crossover complètement absurde mettant en scène Eminem et Slim Shady. Oui, cette phrase existe réellement. Avec plus d'un million de joueurs actifs chaque mois, IOI continue d'alimenter sa machine à assassinats avec une régularité qui force presque le respect.
Les premiers Hitman reviennent en haute définition
Mais la plus grosse annonce concerne probablement Hitman Classic Trilogy Remastered. Développée par Saber Interactive en partenariat avec IO Interactive, cette compilation réunira Hitman: Codename 47, Hitman 2: Silent Assassin et Hitman: Contracts dans des versions modernisées prévues pour 2027 sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S. Les améliorations annoncées restent relativement classiques : graphismes modernisés, mode Photo, textures retravaillées et surtout un basculement instantané entre les graphismes originaux et remasterisés. Parce qu'aucun remaster moderne ne semble avoir le droit d'exister sans ce bouton magique permettant de constater à quel point les années 2000 étaient visuellement agressives. La bonne nouvelle, c'est que Saber promet de conserver l'ambiance, les mécaniques et la liberté d'approche qui ont construit la réputation de la série.
Hitman: Absolution poursuit sa tournée improbable
Pendant ce temps, Feral Interactive continue sa croisade consistant à faire tourner Hitman: Absolution sur absolument tout ce qui possède un écran. Le mode Contrats arrivera gratuitement sur Nintendo Switch tandis qu'un pack de mise à niveau Switch 2 est attendu plus tard cet été. La version mobile reçoit également son lot d'améliorations, entre commandes tactiles retravaillées et optimisation graphique. À ce rythme, il ne manque plus qu'une édition pour réfrigérateur connecté et l'œuvre sera complète.
L'Agent 47 arrive dans votre salon
Et si tuer virtuellement des gens ne suffisait plus, Hitman débarque désormais sous forme physique. La campagne Gamefound du jeu de plateau officiel a dépassé 860 % de son objectif de financement, confirmant que des milliers de personnes souhaitent également assassiner des cibles autour d'une table avec leurs amis. Le concept reprend les fondations de la licence : infiltration, improvisation, créativité et élimination discrète de cibles prestigieuses. En somme, exactement comme le jeu vidéo, mais avec davantage de cartons et beaucoup moins de sauvegardes rapides.

Même la musique a droit à son édition collector
Enfin, IO Interactive et Laced Records ont ouvert les précommandes d'une imposante collection vinyle consacrée à la trilogie World of Assassination. Au programme : plusieurs dizaines de morceaux composés par Niels Bye Nielsen, couvrant les voyages de l'Agent 47 de Paris à Hokkaido en passant par l'Argentine et le Moyen-Orient. Une sortie qui s'adresse surtout aux collectionneurs et aux personnes qui souhaitent écouter de la musique d'assassinat haut de gamme pendant qu'elles font la vaisselle.

L'impressionnante santé d'une franchise de vingt-cinq ans
Ce qui frappe surtout dans cette avalanche d'annonces, c'est la forme insolente de la licence. Entre les nouveaux contenus de World of Assassination, les remasters, les portages, les produits dérivés et les projets parallèles, Hitman continue de vivre bien au-delà de sa dernière sortie majeure. Une situation suffisamment rare dans l'industrie pour être soulignée. Pendant que certaines franchises peinent à survivre entre deux épisodes, l'Agent 47 continue tranquillement de remplir son carnet de contrats. Et manifestement, il n'a pas prévu de prendre sa retraite avant longtemps.

Cela fait maintenant plusieurs années qu'Exodus avance avec la discrétion d'un cargo spatial en feu. À chaque présentation, Archetype Entertainment nous rappelle qu'il s'agit d'un ambitieux RPG de science-fiction narratif développé par plusieurs anciens de Bioware. À chaque présentation, les joueurs répondent exactement la même chose : "Donc... c'est Mass Effect ?" Et honnêtement, après cette nouvelle démonstration de gameplay, il devient de plus en plus difficile de prétendre le contraire. Dans Exodus, les joueurs incarnent Jun Aslan, ancien ferrailleur devenu Traveler, une caste d'explorateurs chargés de parcourir l'amas de Centauri à la recherche de technologies capables de sauver l'humanité. Car tout ne va pas très bien. Une mystérieuse infection baptisée le Chancre menace de réduire l'espèce humaine à l'état de souvenir particulièrement désagréable. Jun se retrouve donc à la tête d'un équipage hétéroclite pour explorer des ruines extraterrestres, déterrer des secrets oubliés et, accessoirement, éviter l'extinction totale. La routine habituelle du héros de RPG spatial.
Paladin ou Immortel : choisissez votre façon de compliquer les choses
L'un des systèmes centraux du jeu repose sur un alignement moral qui influencera directement le gameplay. Les joueurs pourront suivre la voie du Paladin, incarnation du héros vertueux prêt à sauver tout le monde, ou celle de l'Immortel, beaucoup plus pragmatique lorsqu'il s'agit de sacrifier quelques personnes pour atteindre un objectif. Un concept qui rappellera forcément certains vieux souvenirs aux vétérans du Commandant Shepard. La différence ici, c'est que ces choix ne modifient pas seulement les dialogues. Ils influencent directement les compétences disponibles, l'évolution du personnage et la manière dont le monde réagit à vos décisions. Autrement dit, le jeu veut éviter le traditionnel système de moralité où l'on choisit entre être gentil ou être un psychopathe simplement pour débloquer une couleur différente de pouvoir.
Un arsenal qui semble enfin avoir de la personnalité
Côté combat, Exodus mise sur un mélange de tir, de capacités spéciales et de gadgets. L'arme principale de Jun, le Recycleur, dispose de plusieurs modes de fonctionnement. Le mode Répétition pour arroser à moyenne distance. Le mode Broyeur pour distribuer des baffes métalliques au corps-à-corps. Le mode Perforateur pour les amateurs de tirs précis. Rien de révolutionnaire sur le papier, mais suffisamment polyvalent pour éviter que les affrontements se résument à vider un chargeur sur tout ce qui bouge. Le véritable élément intéressant est le Gantelet, un équipement évolutif alimenté par des technologies extraterrestres. Il permet notamment de projeter des ennemis dans les airs, de manipuler certains éléments du décor ou encore de transpercer plusieurs adversaires d'un seul coup. Ajoutez à cela des capacités comme la précognition, le camouflage ou les leurres sonores et vous obtenez un système qui semble privilégier l'expérimentation plutôt que le simple échange de tirs.
Les compagnons sont clairement le cœur du projet
Et c'est probablement là qu'Exodus joue sa carte la plus importante. Car soyons honnêtes. Personne ne se souvient vraiment des statistiques de Garrus ou de Tali. En revanche, tout le monde se souvient de Garrus et Tali. Archetype semble avoir parfaitement compris cette logique. Parmi les compagnons dévoilés figure Phaedra Nath, une archéologue dont le passé est étroitement lié aux mystérieux Celestials. Mais elle n'est pas seule. On retrouve également Tom Vargas, mentor prudent et moraliste, Élise Charroux, pilote de mécha qui semble résoudre la majorité de ses problèmes à coups d'explosifs, ainsi que plusieurs Éveillés, des animaux augmentés génétiquement capables de parler et de raisonner. Oui. Parmi vos alliés potentiels figure notamment une pieuvre mercenaire. Et honnêtement, c'est peut-être déjà le meilleur personnage du jeu. Sans oublier C.C. Orlev, interprété par Matthew McConaughey, qui semble avoir accepté de devenir un cowboy spatial énigmatique parce qu'après Interstellar, pourquoi pas.
Les animaux parlants ne sont pas là pour faire joli
L'un des aspects les plus originaux d'Exodus concerne justement ces fameux Éveillés. Grâce à la bio-ingénierie et à la cybernétique, plusieurs espèces animales ont développé une intelligence équivalente à celle des humains. Et contrairement à beaucoup de jeux qui utilisent ce genre d'idée comme simple élément de décor, Exodus les intègre pleinement dans sa société. Les Éveillés sont commerçants. Médecins. Soldats. Pilotes. Citoyens. Bref, ils occupent une véritable place dans le monde. Une idée qui apporte immédiatement une identité particulière à cet univers pourtant déjà rempli de concepts familiers.
Le temps devient votre pire ennemi
Mais la mécanique la plus intrigante reste probablement celle de la dilatation temporelle. Parce que voyager presque à la vitesse de la lumière a quelques effets secondaires. Pendant que Jun accomplit une mission qui lui semble durer quelques heures ou quelques jours, plusieurs semaines, mois ou années peuvent s'écouler ailleurs. Concrètement, cela signifie que le monde continue d'avancer sans vous. Des personnages vieillissent. Des sociétés évoluent. Des conflits éclatent. Des proches disparaissent. Et certaines conséquences de vos choix pourraient n'apparaître que bien plus tard. Pour une fois, le concept de temps qui passe dans un RPG semble avoir une véritable incidence sur le récit plutôt qu'être un simple élément de lore perdu dans une encyclopédie numérique.
Le plus difficile commence maintenant
Cette présentation est probablement la plus convaincante qu'Exodus ait proposée jusqu'à présent. Le système de choix paraît ambitieux. Les compagnons semblent prometteurs. L'univers possède enfin une identité propre. Et la mécanique de dilatation temporelle pourrait devenir l'une des idées les plus intéressantes du genre depuis longtemps. Reste évidemment une question. Transformer toutes ces promesses en un excellent RPG. Car l'histoire du jeu vidéo est remplie de projets capables de présenter de magnifiques concepts dans une bande-annonce de vingt minutes avant de s'effondrer au moment de les assembler. Mais pour la première fois depuis son annonce, Exodus donne réellement l'impression de pouvoir dépasser son statut de "jeu des anciens de Bioware". Et devenir quelque chose de bien plus intéressant. Même si, soyons honnêtes, la présence d'une pieuvre mercenaire aide énormément.

Pendant des années, Microsoft a eu une étrange relation avec Gears of War. La licence était toujours là. Elle vendait correctement. Les épisodes étaient techniquement solides. Mais quelque chose s'était perdu en chemin. Cette impression de terreur. Cette brutalité viscérale. Cette sensation que l'humanité était à deux doigts de disparaître sous les bottes des Locustes. Manifestement, The Coalition a décidé de corriger le tir. À l'occasion d'un long showcase entièrement dédié à Gears of War : E-Day, le studio a enfin levé le voile sur sa campagne, son multijoueur, son mode Horde et sa bêta. Et pour une fois, ce n'était pas simplement une succession de promesses marketing emballées dans des explosions. Plutôt que de poursuivre la chronologie déjà bien chargée de la série, The Coalition a choisi de revenir au commencement. E-Day raconte le Jour de l'Émergence, l'instant précis où les Locustes surgissent des profondeurs pour transformer la civilisation humaine en gigantesque terrain d'entraînement pour massacre organisé. L'histoire se déroule 14 ans avant le premier Gears of War et suit Marcus Fenix et Dominic Santiago durant les trois premiers jours de l'invasion. Trois jours. Une seule ville. Et toute une société qui s'effondre sous leurs yeux. Le studio explique avoir volontairement réduit l'échelle du récit pour renforcer son impact émotionnel. Une idée étonnamment intelligente dans une industrie qui pense souvent que "plus grand" signifie automatiquement "meilleur".
Gears retrouve enfin son côté horreur
C'est probablement l'élément le plus intéressant de cette présentation. The Coalition ne veut plus seulement faire un jeu de guerre. Le studio veut refaire de Gears un jeu d'horreur. Les premiers ennemis rencontrés seront des Wretches sauvages. Des créatures rapides, agressives et parfaitement adaptées pour transformer chaque couloir sombre en générateur de stress. Puis viendra la révélation. Les Locustes ne sont pas des monstres. Ce sont des soldats. Ils parlent. Ils réfléchissent. Ils fabriquent des armes. Et soudain, la situation devient beaucoup plus inquiétante. Grâce à l'Unreal Engine 5, tout a été reconstruit depuis zéro, des personnages aux animations en passant par les environnements et le sound design. Le résultat semble vouloir retrouver l'atmosphère oppressante des premiers épisodes plutôt que l'action hollywoodienne parfois excessive des opus plus récents.
Le cover shooter revient... mais il a appris quelques nouveaux tours
Pas de panique. Personne n'a transformé Gears en extraction shooter, en battle royale ou en roguelike coopératif avec cartes à collectionner. Le système de couverture reste le cœur du gameplay. Mais il évolue. Les personnages pourront désormais sauter, glisser après un sprint, passer sous des obstacles et enchaîner plus naturellement les mouvements entre les couvertures. Les affrontements gagnent également en verticalité. Autrement dit, Marcus ne ressemblera plus à un réfrigérateur armé essayant péniblement de franchir un trottoir. Une révolution discrète mais bienvenue.
Oui, la Horde est toujours là
Et Microsoft sait parfaitement pourquoi. Impossible d'imaginer un Gears moderne sans son mode coopératif fétiche. Cette fois, Horde Siege permettra à jusqu'à 12 joueurs répartis en trois escouades de défendre Kalona contre des vagues d'ennemis. Assaut. Tireur d'élite. Médecin. Éclaireur. Les classes sont classiques mais efficaces. Le studio promet des cartes urbaines beaucoup plus vastes que par le passé. On verra évidemment ce que cela donne manette en main, mais l'ambition est là.
Le Versus refuse de mourir
Malgré les années, Gears continue aussi de miser sur son multijoueur compétitif. Le mode Versus revient avec des affrontements 4 contre 4, de nouvelles cartes et des modes retravaillés. Les parties classées seront toujours présentes pour les amateurs de crises de nerfs, tandis que plusieurs options plus détendues devraient permettre aux joueurs occasionnels d'éviter de se faire humilier en trente secondes chrono. En théorie du moins.
Xbox garde son exclusivité bien au chaud
Et voilà probablement l'information qui fera grincer quelques dents. Gears of War : E-Day ne sortira pas sur PlayStation 5. À une époque où Xbox distribue ses jeux partout avec l'enthousiasme d'un vendeur de prospectus, voir Microsoft conserver une exclusivité majeure devient presque un événement. Le jeu arrivera le 6 octobre 2026 sur Xbox Series X|S et PC. Il sera disponible dès le lancement dans le Game Pass Ultimate. Comme quoi, même Xbox se souvient parfois qu'une marque de consoles a besoin de quelques exclusivités.
Une édition collector qui attaque directement votre compte bancaire
Comme si une édition Premium à 100 € ne suffisait plus, Microsoft a également dévoilé une édition Collector à 299,99 €. Trois cents euros. Pour être précis. Le coffret comprend notamment une gigantesque statue de Marcus et Dom réalisée par Dark Horse, un SteelBook, un artbook, des lithographies, une réplique des plaques COG de Carlos Santiago et tous les bonus numériques de l'édition Premium. Le genre de produit destiné aux fans absolus. Ou aux personnes qui considèrent qu'un loyer est un concept facultatif. Le plus drôle reste que les premiers stocks américains sont déjà épuisés. Comme quoi, il existe toujours un marché pour les statues de soldats bodybuildés armés de tronçonneuses.
Le premier vrai test pour Xbox
Au-delà de toutes les annonces, E-Day représente quelque chose de plus important. Depuis plusieurs années, Xbox cherche désespérément son prochain grand symbole. Halo peine à retrouver sa grandeur. Forza suit son chemin. Fable n'est pas encore là. Et Perfect Dark reste entouré de nombreuses interrogations. Gears of War : E-Day a donc une responsabilité particulière : rappeler pourquoi cette licence est devenue l'un des piliers historiques de Xbox. Et pour la première fois depuis longtemps, on a l'impression que The Coalition a compris ce qui rendait Gears spécial. Pas les explosions. Pas les chiffres. Pas les modes de jeu. La peur de voir le monde s'effondrer sous nos yeux. Et accessoirement la satisfaction incomparable de découper un Locuste à la tronçonneuse.


Lorsqu'on pense à Minecraft, on imagine généralement des maisons en terre, des fermes automatisées absurdes et des joueurs capables de reproduire l'intégralité de la Terre bloc par bloc. On pense rarement à un hack'n slash. Pourtant, Minecraft Dungeons a réussi l'exploit de transformer l'univers de Mojang en véritable machine à loot, attirant au passage plus de 25 millions de joueurs. Autant dire que la suite n'était qu'une question de temps. Et justement, Minecraft Dungeons II a profité du Xbox Games Showcase 2026 pour sortir de l'ombre avec son premier véritable aperçu de gameplay et une date de sortie désormais officielle. Le message de Mojang est particulièrement clair. Cette fois encore, il ne sera pas question de passer des heures à creuser pour trouver trois morceaux de charbon. Minecraft Dungeons II reste un action-RPG pur jus, centré sur les combats, le loot et l'exploration. Les joueurs partiront à l'aventure dans un monde inédit menacé par une nouvelle force maléfique. Une situation qui représente à peu près 95 % des scénarios de fantasy existants. Mais après tout, quand cela fonctionne, pourquoi changer ? Le but sera donc de parcourir différentes régions, affronter des hordes d'ennemis et récupérer toujours plus d'équipements afin de devenir progressivement une machine à détruire tout ce qui bouge.
Plus grand, plus beau et probablement plus chronophage
La présentation a permis d'apercevoir plusieurs environnements inédits ainsi que des affrontements plus spectaculaires que dans le premier épisode. Mojang et Double Eleven promettent une aventure plus ambitieuse, avec davantage de contenu, de zones à explorer et d'ennemis à affronter. Autrement dit, la même recette. Mais avec plus de tout. Une stratégie qui a déjà fait ses preuves dans environ 90 % des suites de jeux vidéo.
Le retour de la sainte religion du loot
Comme tout bon hack'n slash qui se respecte, Minecraft Dungeons II reposera largement sur son système d'équipement. Armes, armures, artefacts, talismans et objets légendaires viendront enrichir la progression des joueurs. L'objectif restera simple : tuer des monstres pour obtenir du meilleur équipement afin de tuer des monstres plus puissants afin d'obtenir un équipement encore meilleur. Une boucle de gameplay tellement efficace qu'elle alimente le genre depuis plus de vingt ans. Et visiblement, personne ne s'en lasse.
Solo ou coop, comme les vrais héros cubiques
Mojang confirme également le retour de la coopération. Les joueurs pourront partir seuls à l'aventure ou s'associer avec leurs amis pour explorer ce nouvel univers. Ce qui signifie concrètement que certains passeront leur temps à optimiser leur équipement pendant que d'autres ouvriront tous les coffres avant même que le combat ne soit terminé. La coopération moderne dans toute sa splendeur.
Une suite qui n'a rien d'une surprise
Soyons honnêtes. L'annonce de Minecraft Dungeons II n'étonne absolument personne. Avec plus de 25 millions de joueurs, le premier épisode représentait l'un des spin-offs les plus populaires jamais produits autour de Minecraft. Un succès largement porté par le Game Pass, mais qui témoigne aussi d'un réel intérêt pour cette version plus orientée action de l'univers cubique. Mojang avait donc toutes les raisons du monde de poursuivre l'aventure.
Rendez-vous en septembre
La bonne nouvelle, c'est que l'attente sera relativement courte. Minecraft Dungeons II sortira le 29 septembre 2026 sur Xbox Series X|S, PlayStation 5, Nintendo Switch et Nintendo Switch 2. Le jeu rejoindra directement le Xbox Game Pass Ultimate dès son lancement. Une excellente nouvelle pour les abonnés. Une moins bonne pour leur temps libre. Parce qu'entre les centaines d'objets à récupérer, les donjons à explorer et les amis qui vont inévitablement proposer "juste une dernière mission", Minecraft Dungeons II risque bien de devenir le nouveau piège à soirées de cette fin d'année.

Pendant des années, les fans de Sega ont réclamé le retour de Crazy Taxi. Pendant des années, Sega a répondu en ressortant Sonic sous différentes formes. Puis finalement, quelqu'un a dû se souvenir qu'il existait d'autres licences dans les archives de l'entreprise. Résultat : Crazy Taxi est officiellement de retour. Présenté lors du Summer Game Fest 2026, Crazy Taxi : World Tour marque le retour d'une des séries arcade les plus emblématiques de l'ère Dreamcast. Et visiblement, la philosophie n'a pas changé. L'objectif reste toujours de transporter des clients à destination le plus vite possible. Même si la définition de "possible" implique généralement plusieurs infractions au code de la route, trois trottoirs détruits et une espérance de vie fortement réduite pour les passants. Cette fois, l'aventure met en scène Axel, l'un des personnages les plus emblématiques de la série. Le chauffeur découvre que son précieux taxi a été dérobé par une bande de mystérieux malfrats masqués. Une situation tragique. Enfin, surtout pour les compagnies d'assurance. Le héros va donc partir à leur poursuite dans une aventure qui l'emmènera aux quatre coins du globe à travers une série de missions toujours plus extravagantes. Parce que voler une voiture est visiblement devenu un problème géopolitique international.
Plus grand, plus spectaculaire, toujours aussi absurde
La bande-annonce ne montre pas énormément de gameplay, mais elle rappelle immédiatement ce qui a rendu la licence culte. On retrouve des sauts improbables, des dérapages impossibles, des courses contre la montre et cette capacité unique à transformer chaque trajet banal en catastrophe urbaine de grande ampleur. Le tout dans une ambiance qui semble toujours aussi arcade. Une excellente nouvelle à une époque où la plupart des jeux de course cherchent à simuler la moindre vis de suspension pendant que Crazy Taxi continue de considérer qu'une voiture peut parfaitement rebondir sur un immeuble avant de reprendre sa route normalement.
Une tournée mondiale
Le sous-titre World Tour n'a pas été choisi au hasard. Sega promet des missions réparties dans différentes régions du monde, avec des environnements variés et des défis extrêmes destinés à faire exploser les compteurs de vitesse. Et probablement les compteurs tout court. L'objectif restera de gagner un maximum d'argent, comme dans les épisodes originaux. Une activité qui consistait historiquement à conduire comme un criminel tout en recevant des pourboires pour sa performance. Une logique économique fascinante.
Le retour d'un monument de l'arcade
Pour les plus jeunes, rappelons que Crazy Taxi est apparu en 1999 dans les salles d'arcade avant de devenir l'un des symboles de la Dreamcast. Sa formule était d'une simplicité désarmante : récupérer un client, l'emmener le plus vite possible, recommencer. Mais derrière ce concept minimaliste se cachait un gameplay incroyablement addictif qui récompensait les prises de risque permanentes. Plus vous rouliez comme un fou, plus vous gagniez d'argent. Une philosophie que certaines métropoles modernes ont malheureusement fini par adopter dans la vraie vie.
SEGA poursuit son opération nostalgie
L'annonce de Crazy Taxi s'inscrit dans une stratégie plus large de Sega. Depuis plusieurs années, l'éditeur relance progressivement ses licences historiques. Jet Set Radio, Golden Axe, Shinobi, Streets of Rage et désormais Crazy Taxi bénéficient tous d'un retour plus ou moins ambitieux. Une démarche qui consiste essentiellement à ouvrir les vieux placards de la Dreamcast et à constater qu'ils contiennent encore certains des meilleurs concepts de l'époque. Pour l'instant, beaucoup de questions restent sans réponse. Le gameplay détaillé n'a pas encore été présenté et les nouveautés de cette formule modernisée demeurent assez mystérieuses. Mais une chose est sûre. Voir Crazy Taxi revenir après toutes ces années provoque exactement la réaction que Sega recherchait. Un mélange de nostalgie, d'excitation et de légère inquiétude pour tous les piétons numériques qui croiseront notre route. Crazy Taxi : World Tour sortira en 2027 sur PS5 et Xbox Series X|S.

Pendant longtemps, Clockwork Revolution a surtout été ce projet mystérieux qu'Xbox ressortait périodiquement pour rappeler que, oui, inXile travaillait toujours dessus. Entre deux bandes-annonces stylées, beaucoup de promesses et une quantité industrielle de rouages steampunk, il manquait encore une chose essentielle : voir le jeu tourner suffisamment longtemps pour comprendre ce qu'il voulait réellement être. Le Xbox Games Showcase 2026 est venu régler ce problème. Et la bonne nouvelle, c'est que Clockwork Revolution ressemble de plus en plus à un projet capable de justifier l'attente. La mauvaise nouvelle, c'est qu'il va maintenant falloir survivre à l'attente jusqu'à sa sortie. Soyons honnêtes. Depuis sa première apparition, une partie d'Internet a regardé Clockwork Revolution et s'est dit : "Tiens, Bioshock Infinite a trouvé une machine à voyager dans le temps." La comparaison reste évidente. Vue à la première personne, ville rétrofuturiste spectaculaire, personnages excentriques et société profondément dysfonctionnelle. Mais plus les présentations avancent, plus inXile semble vouloir s'éloigner de cette étiquette. Car là où Bioshock racontait une histoire relativement linéaire, Clockwork Revolution veut construire toute son identité autour des conséquences de vos actions dans le temps. Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.
Bienvenue à Avalon, capitale mondiale du bazar temporel
Le jeu prend place dans Avalon, une immense métropole steampunk dont l'histoire a été manipulée pendant des décennies par la redoutable Lady Ironwood. Une aristocrate qui a compris une chose simple : quand on peut modifier le passé, truquer le présent devient beaucoup plus facile. Vous incarnez Morgan Vanette, membre du gang des Rotten Row Hooligans, qui découvre progressivement l'ampleur de cette manipulation. Grâce à un appareil permettant de voyager dans le temps, le héros pourra retourner dans le passé afin de modifier certains événements clés. Et contrairement à beaucoup de jeux qui utilisent le voyage temporel comme simple gadget narratif, inXile affirme que les changements auront un impact réel sur le monde. Architecture, factions, personnages, rapports de force : tout peut évoluer selon vos décisions. Du moins sur le papier.
Le fameux "effet papillon"
C'est probablement la promesse la plus ambitieuse du projet. Le studio assure que les joueurs pourront observer les conséquences directes de leurs interventions dans différentes périodes historiques. Modifier un événement mineur pourrait transformer tout un quartier. Sauver une personne pourrait entraîner la disparition d'une faction. Ou provoquer exactement l'inverse. Bref, le genre de système qui semble fantastique dans une présentation marketing et qui demande généralement des années de travail supplémentaires aux développeurs. Ce qui explique peut-être pourquoi Clockwork Revolution prend son temps.
Des flingues, des engrenages et beaucoup de personnalisation
Heureusement, le jeu ne compte pas uniquement sur son scénario. La démonstration a également mis en avant plusieurs séquences de combat particulièrement dynamiques. Les armes pourront être largement personnalisées, tandis que les affrontements mélangeront tir, pouvoirs spéciaux et manipulation temporelle. Le résultat ressemble parfois à un croisement improbable entre Bioshock, Dishonored et Fallout. Ce qui est soit un compliment gigantesque. Soit une liste d'objectifs dangereusement ambitieuse. Probablement les deux.
Le projet le plus important de l'histoire d'inXile
Au-delà du jeu lui-même, Clockwork Revolution représente un tournant majeur pour le studio. Car même si Wasteland 3 a démontré tout le talent d'inXile en matière d'écriture et de RPG, ce nouveau projet joue clairement dans une autre catégorie. Ville immense, vue subjective, réalisation ambitieuse, narration à embranchements, systèmes complexes et production beaucoup plus coûteuse. C'est également le premier jeu entièrement conçu sous l'ère Xbox, depuis le rachat du studio par Microsoft en 2018. Autrement dit, un projet observé de très près.
Xbox tient peut-être enfin son gros RPG maison
Depuis plusieurs années, Microsoft cherche à construire un catalogue capable de rivaliser avec les grandes exclusivités narratives du marché. Entre Avowed, Fable, The Elder Scrolls VI et maintenant Clockwork Revolution, l'éditeur dispose enfin d'une véritable armée de RPG. Reste à savoir si inXile parviendra à concrétiser toutes ses promesses. Parce qu'entre les voyages temporels, les conséquences systémiques, les factions dynamiques et la liberté offerte aux joueurs, Clockwork Revolution vise extrêmement haut. Très haut même. Mais si le studio parvient à tenir ne serait-ce qu'une grande partie de ses ambitions, Xbox pourrait bien tenir là l'une de ses exclusivités les plus importantes de cette génération. Clockwork Revolution sortira en 2027 sur Xbox Series X|S. Il sera disponible dès son lancement dans le Xbox Game Pass Ultimate.

Il y a des annonces qui créent la surprise. Et puis il y a Persona 6. Un jeu dont l'existence était évoquée depuis si longtemps que certains fans avaient probablement commencé à le considérer comme une légende urbaine, au même titre que Half-Life 3 ou une file d'attente raisonnable à la Japan Expo. Lors du Xbox Games Showcase 2026, Atlus a finalement décidé d'arrêter de jouer à cache-cache avec Internet et a officialisé Persona 6, le nouvel épisode principal de sa série culte. Une révélation accueillie avec enthousiasme. Et avec exactement zéro étonnement. Soyons honnêtes. Ces derniers jours, les fuites étaient devenues si nombreuses que la seule véritable inconnue concernait l'heure précise à laquelle Atlus allait appuyer sur le bouton "publier". Logo aperçu un peu trop tôt, rumeurs insistantes, insiders surexcités et théories en cascade : le mystère avait déjà été éventé depuis un bon moment. Mais voir enfin Persona 6 apparaître officiellement à l'écran reste un moment important. Parce qu'après tout, cela fait bientôt dix ans que Persona 5 monopolise l'attention du genre. Et même les JRPG les plus populaires finissent par avoir besoin d'une relève.
Même formule, nouveau casting
Atlus ne compte visiblement pas révolutionner ce qui fonctionne. Persona 6 conservera l'ADN qui a transformé la licence en phénomène mondial. Les joueurs retrouveront donc le mélange habituel entre vie quotidienne et aventure surnaturelle. Autrement dit : suivre des cours le matin, sauver le monde l'après-midi et essayer de gérer une vie sentimentale le soir. Le tout sans jamais dormir. Une expérience parfaitement réaliste. Cette nouvelle histoire mettra en scène un casting entièrement inédit, sans lien direct avec les précédents épisodes. Les nouveaux venus pourront donc embarquer sans avoir besoin d'une encyclopédie de trois cents pages consacrée à la chronologie de la série.
Retour des Personas et des liens sociaux
Pas de Persona sans Personas. Atlus confirme naturellement le retour des célèbres manifestations psychiques qui accompagnent les héros depuis le début de la licence. Les joueurs devront également développer leurs relations avec les différents personnages rencontrés au fil de l'aventure. Parce qu'il est désormais scientifiquement impossible de sortir un Persona sans transformer chaque interaction sociale en système de progression. Amis, rivaux, romances potentielles ou alliés improbables viendront renforcer les capacités du groupe face aux menaces qui se cachent derrière les apparences du Japon contemporain.
Un nouveau Japon, de nouveaux mystères
Comme ses prédécesseurs, Persona 6 replongera les joueurs dans une version stylisée du Japon moderne. Vie scolaire, sorties entre amis, activités quotidiennes et phénomènes surnaturels devraient une nouvelle fois se télescoper joyeusement. Atlus reste encore discret sur le scénario, mais promet une aventure indépendante capable d'accueillir aussi bien les vétérans que les nouveaux joueurs. Ce qui signifie probablement que tout paraîtra relativement normal pendant cinq heures avant qu'une dimension parallèle peuplée d'horreurs métaphysiques ne fasse son apparition. Comme d'habitude.
Microsoft décroche encore un joli trophée
L'autre information importante concerne le lancement. Persona 6 sera disponible dès le premier jour dans le Xbox Game Pass Ultimate. Une annonce qui confirme la relation de plus en plus étroite entre Atlus et Microsoft. Il y a encore quelques années, voir un Persona débarquer day one dans un abonnement Xbox relevait de la science-fiction. Aujourd'hui, c'est presque devenu une habitude. Le jeu sera également disponible sur Xbox Series X|S et PlayStation 5, avec compatibilité Xbox Play Anywhere et Xbox Cloud Gaming.
Le début d'une nouvelle ère
Cette annonce marque surtout un tournant symbolique. En 2026, la franchise Persona célèbre ses 30 ans d'existence. Trois décennies pendant lesquelles une série de niche est progressivement devenue l'un des plus grands noms du JRPG mondial. Atlus avait promis un "nouveau chapitre". Pour une fois, ce n'était pas simplement une formule marketing. Avec Persona 6, le studio ouvre officiellement une nouvelle génération de la licence. Et vu l'impact qu'a eu Persona 5 sur l'industrie, il y a de fortes chances que tout le monde observe attentivement ce qui va suivre. Même ceux qui prétendent encore avoir une vie sociale compatible avec un RPG de 120 heures.
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Il fut un temps où DMZ devait représenter l'avenir de Call of Duty. Puis il y eut Warzone. Puis d'autres priorités. Puis quelques mois de silence. Puis un enterrement discret dans un coin de serveur. Mais visiblement, Infinity Ward n'a jamais totalement abandonné son rêve de transformer Call of Duty en extraction shooter géant. Lors du Xbox Games Showcase 2026, le studio a enfin dévoilé du véritable gameplay de DMZ, au point de lui offrir l'honneur de clôturer la conférence. Un placement généralement réservé aux grosses annonces. Ou aux projets dans lesquels on a très envie que les joueurs croient. Selon Infinity Ward, cette nouvelle version n'a plus grand-chose à voir avec la bêta que les joueurs ont connue il y a quelques années. L'objectif est désormais simple : faire de DMZ "l'expérience définitive d'extraction shooter Call of Duty". Rien que ça. Les joueurs seront envoyés dans la région de Hajin, une immense zone d'exclusion militaire née des événements de la campagne de Modern Warfare 4. Le principe reste familier : entrer, récupérer du matériel, accomplir des missions, éviter de mourir et réussir à repartir vivant. Sur le papier, cela ressemble toujours à Escape from Tarkov. Comme les cent cinquante autres jeux qui ressemblent à Escape from Tarkov. Mais Infinity Ward assure avoir trouvé sa propre formule.
Un monde vivant qui cherche activement à vous tuer
Le studio promet une carte dynamique où les situations évolueront constamment. La météo changera en temps réel, des objectifs militaires apparaîtront au fil de la partie, les patrouilles ennemies se déplaceront et les autres joueurs pourront devenir aussi bien des alliés de circonstance que des psychopathes opportunistes. Autrement dit, une journée normale sur Internet. Le monde réagira également aux actions des joueurs. Faire trop de bruit, attirer l'attention ou accumuler un niveau de menace élevé déclenchera l'arrivée de renforts. Et pas juste trois soldats énervés. On parle ici d'hélicoptères, de véhicules blindés et d'unités capables de vous poursuivre sur plusieurs kilomètres simplement parce que vous avez eu la mauvaise idée d'exister.
Une progression qui survit enfin aux parties
La véritable évolution concerne surtout la progression. DMZ introduit désormais une base d'opérations persistante, des personnages spécialisés et un inventaire conservé entre les parties. Chaque opérateur pourra posséder son propre équipement, ses compétences et ses bonus. Vous pourrez ainsi conserver un personnage orienté PvP pendant qu'un autre se concentre sur le loot ou la récupération de ressources. En résumé, Infinity Ward a regardé ce que les meilleurs extraction shooters faisaient depuis plusieurs années et s'est dit qu'il serait peut-être temps de les copier. Une décision étonnamment raisonnable.
L'imprimante 3D débarque sur le champ de bataille
L'autre nouveauté notable concerne le système de fabrication. Le loot servira désormais à fabriquer directement du matériel grâce à une imprimante 3D. Les joueurs devront récupérer des composants rares, des recettes et diverses ressources pour produire des équipements avancés. Gilets, séries d'éliminations, accessoires ou objets tactiques pourront être construits directement à partir des ressources récupérées sur le terrain. Parce qu'en 2026, même les zones de guerre ont visiblement adopté la fabrication additive.
Les joueurs solo ne seront plus condamnés à souffrir
Infinity Ward semble aussi avoir compris qu'une partie du public préfère jouer seul plutôt que servir de sac à dos humain pour trois inconnus rencontrés sur Discord. Les joueurs solo bénéficieront donc de plusieurs nouveaux outils. Le plus important est probablement le garrot, qui permettra de survivre une fois après une mise à terre. Un système simple mais potentiellement crucial lorsqu'on ne peut pas compter sur un équipier pour venir vous relever pendant qu'il fouille votre sac. Un indicateur de discrétion fera également son apparition afin de mieux comprendre comment l'IA vous détecte. Une fonctionnalité révolutionnaire dans un genre où les joueurs passent souvent leur temps à se demander pourquoi cinquante mercenaires leur tirent dessus.
Le retour de DMZ, ou la revanche du projet abandonné
Pendant longtemps, DMZ ressemblait à cette idée prometteuse qu'Activision ne savait pas vraiment quoi faire. Aujourd'hui, Infinity Ward semble vouloir lui donner une véritable identité. Entre la progression persistante, les systèmes de crafting, la personnalisation poussée des opérateurs et un monde plus dynamique, cette nouvelle version apparaît infiniment plus ambitieuse que celle qui avait été lancée à l'époque. Reste évidemment la question la plus importante. Est-ce que DMZ peut réellement s'imposer face aux géants déjà installés du genre ? Impossible de le savoir pour le moment. Mais pour la première fois depuis longtemps, on a au moins l'impression qu'Infinity Ward sait exactement ce qu'il veut faire de son extraction shooter. Et dans l'industrie actuelle, c'est déjà une victoire. DMZ sera lancé le 23 octobre 2026 avec Call of Duty : Modern Warfare 4 sur PS5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.

Pendant des années, les fans de Spyro ont vécu au rythme des rumeurs, des théories Reddit et des messages cryptiques analysés avec la rigueur scientifique d'une enquête du FBI. À chaque conférence, le même rituel recommençait. "Cette fois, c'est la bonne." Puis ce n'était jamais la bonne. Jusqu'à aujourd'hui. Lors du Xbox Games Showcase 2026, Toys For Bob a officiellement dévoilé Spyro : A Realm Beyond, un tout nouvel épisode inédit qui marque enfin le retour du dragon violet après près de vingt ans sans véritable nouvelle aventure. Et oui, cette fois ce n'est ni un remaster, ni un remake, ni une édition anniversaire vendue trois fois. C'est un vrai nouveau Spyro. Pour beaucoup de joueurs, Spyro appartient à cette génération de mascottes qui ont façonné l'ère PlayStation aux côtés de Crash Bandicoot, Lara Croft ou Solid Snake. Contrairement à certaines licences qui n'ont jamais vraiment quitté le devant de la scène, Spyro s'était progressivement contenté de quelques apparitions discrètes et d'un excellent lifting avec la Spyro : Reignited Trilogy. Mais depuis, plus rien. Enfin, jusqu'à ce que Toys For Bob décide de ressortir le dragon de son hibernation.
Un Spyro plus ambitieux
Cette nouvelle aventure emmènera le héros bien au-delà des royaumes qu'il connaît habituellement. Le studio promet une histoire inédite, de nouvelles zones à explorer et surtout plusieurs évolutions de gameplay destinées à moderniser la formule. La plus importante concerne sans doute le vol libre, qui permettra d'explorer certaines régions avec beaucoup plus de liberté qu'auparavant. Une nouveauté qui paraît presque évidente lorsqu'on se rappelle que Spyro est, après tout, un dragon doté d'ailes depuis 1998. Mieux vaut tard que jamais.
Le feu devient enfin utile
Autre changement notable : les célèbres attaques de souffle ne serviront plus uniquement à transformer des ennemis en barbecue ambulant. Les capacités élémentaires de Spyro joueront désormais un rôle central dans l'exploration comme dans les combats. Le studio laisse entendre que plusieurs environnements et énigmes exploiteront directement ces pouvoirs, offrant davantage de variété que les épisodes classiques. Une manière intelligente d'enrichir la formule sans dénaturer ce qui a toujours fait l'identité de la licence.
Un nouveau look, mais une voix familière
Toys For Bob a également présenté une version modernisée de Spyro. Le design conserve immédiatement tout ce qui rend le personnage reconnaissable, mais avec une apparence légèrement revue pour mieux correspondre aux standards actuels. Heureusement, le studio a compris qu'il ne fallait pas toucher à certaines choses. Tom Kenny reprendra son rôle de voix officielle de Spyro, poursuivant une collaboration qui dure depuis de nombreuses années. Une excellente nouvelle pour les fans qui auraient probablement organisé une émeute virtuelle en cas de remplacement.
Le projet logique de Toys for Bob
L'annonce n'est finalement pas si surprenante lorsqu'on regarde le parcours du studio. Toys For Bob est déjà responsable de Spyro : Reignited Trilogyy, considérée par beaucoup comme la meilleure manière de redécouvrir les aventures du dragon violet. Le studio connaît parfaitement la licence et bénéficie encore d'un énorme capital sympathie auprès des fans. Désormais indépendant, il semble décidé à prouver qu'il sait faire bien plus que remettre de vieilles gloires au goût du jour.
Un pari attendu depuis longtemps
Le plus intéressant dans cette annonce, c'est probablement ce qu'elle représente. Depuis plusieurs années, l'industrie semble incapable de résister à la tentation du remake permanent. Voir une licence aussi emblématique revenir avec une aventure totalement inédite est finalement devenu plus rare qu'on pourrait le croire. Toys For Bob promet un jeu plus ambitieux, plus vaste et plus moderne tout en conservant l'esprit coloré, optimiste et accessible qui a toujours défini Spyro. Sur le papier, c'est exactement ce que les fans espéraient. Reste désormais à voir si le studio saura transformer cette promesse en véritable renaissance. Mais une chose est sûre : après deux décennies d'absence, le dragon violet a enfin retrouvé le chemin du ciel. Spyro : A Realm Beyond sortira au printemps 2027 sur Xbox, PlayStation 5 et Nintendo Switch 2.

Annoncé en 2020 avec une bande-annonce composée principalement d'un cerf zombie et d'une promesse de survie post-apocalyptique, State of Decay 3 était progressivement devenu l'un de ces jeux dont tout le monde se souvenait vaguement sans vraiment savoir s'il avançait encore quelque part. Heureusement, le Xbox Games Showcase 2026 est venu apporter une réponse. Oui, State of Decay 3 existe toujours. Et pour la première fois depuis son annonce, Undead Labs a enfin montré quelque chose qui ressemble à un véritable jeu vidéo. Il aura donc fallu attendre six longues années pour découvrir la première véritable bande-annonce de gameplay. Une éternité à l'échelle du jeu vidéo moderne, où certaines licences ont le temps de sortir, mourir, renaître et lancer une édition remasterisée entre deux annonces. Cette nouvelle présentation permet enfin de voir les fondations du projet. On y retrouve les éléments emblématiques de la série : exploration, récupération de ressources, construction de bases, affrontements contre les morts-vivants et gestion permanente de survivants qui semblent toujours avoir le don de se mettre dans des situations catastrophiques. Bref, du State of Decay pur jus.
Pas de révolution visible... mais des bases solides
La démonstration reste finalement assez prudente. Undead Labs ne dévoile pas encore les grandes nouveautés qui distingueront réellement ce troisième épisode de ses prédécesseurs. En revanche, la bande-annonce a le mérite de rassurer. Le studio semble avoir conservé tout ce qui faisait l'identité de la licence tout en modernisant sa présentation et sa réalisation. Une stratégie finalement assez logique lorsqu'on possède déjà l'une des rares licences de survie zombie capables de mélanger gestion de communauté, monde ouvert et tension permanente. Pourquoi réinventer la roue quand elle roule encore très bien sur des cadavres ?
La mort restera définitive
L'un des piliers de la série sera évidemment de retour. Comme dans les précédents épisodes, la mort permanente des survivants continuera de jouer un rôle central dans l'expérience. Chaque membre de votre communauté possédera ses propres compétences, son histoire et son utilité. Et lorsqu'un personnage finit dévoré par une horde, il ne réapparaît pas miraculeusement quelques minutes plus tard grâce à un point de sauvegarde généreux. Il disparaît. Définitivement. Une mécanique qui continue de distinguer State of Decay de nombreux autres jeux de survie et qui transforme chaque sortie en expédition potentiellement dramatique.
La coopération passe à la vitesse supérieure
L'autre gros chantier concerne le multijoueur. State of Decay 3 proposera un mode coopératif pouvant accueillir jusqu'à quatre joueurs dans un monde partagé et persistant. Undead Labs promet une gestion de base plus libre et plus ambitieuse que dans State of Decay 2, avec davantage d'options de construction, de personnalisation et de progression commune. L'objectif est clairement de renforcer l'aspect coopératif sans sacrifier l'expérience solo. Une promesse souvent répétée dans l'industrie mais rarement tenue. Il faudra donc attendre de mettre les mains dessus pour vérifier si le studio a réellement trouvé le bon équilibre.
Rendez-vous en 2027
Cette présentation a également permis de confirmer la fenêtre de lancement. State of Decay 3 sortira en 2027 sur Xbox Series X|S et PlayStation 5. Le jeu rejoindra immédiatement le Xbox Game Pass Ultimate tout en profitant du programme Xbox Play Anywhere et du Xbox Cloud Gaming. Autrement dit, Microsoft compte clairement en faire l'une des pièces importantes de son catalogue pour l'année prochaine. Reste maintenant à découvrir ce que cache réellement cette suite après six années de développement. Car si cette première démonstration rassure sur l'existence du projet, elle laisse encore beaucoup de questions sans réponse. Mais au moins, cette fois, les fans n'ont plus besoin de se demander si State of Decay 3 est vivant. Contrairement à la majorité de ses habitants, il l'est bel et bien.

Quand Ninja Theory est monté sur scène pendant le Xbox Games Showcase 2026, beaucoup s'attendaient à découvrir une toute nouvelle licence. Après tout, Senua's Saga : Hellblade II avait conclu son histoire avec suffisamment de gravité, de symbolisme et de regards mélancoliques vers l'horizon pour laisser penser que le studio était prêt à tourner la page. Manifestement, non. À la surprise générale, Ninja Theory a annoncé Senua, un nouveau jeu d'action-aventure qui remet son héroïne fétiche au centre de l'attention. Mais cette fois, le studio semble avoir décidé de faire quelque chose de très différent. Premier point important : Senua n'est pas présenté comme un troisième Hellblade. Le studio parle plutôt d'une nouvelle expérience qui conserve le personnage, certains thèmes psychologiques et l'identité émotionnelle de la série, tout en adoptant une philosophie de gameplay radicalement différente. Autrement dit, si vous vous attendiez à plusieurs heures de marche contemplative accompagnées de murmures inquiétants dans un casque audio à 300 euros, préparez-vous à être surpris.
Plus d'action, moins de retenue
Les premières images dévoilées montrent une héroïne nettement plus agressive que par le passé. Les affrontements semblent plus nombreux, plus spectaculaires et surtout beaucoup plus centraux dans l'expérience globale. Selon Dom Matthews, responsable de Ninja Theory, le studio considère ce projet comme une évolution naturelle du personnage. L'objectif n'est pas d'abandonner ce qui a fait le succès des deux Hellblade, mais d'y ajouter ce que les joueurs attendent d'un véritable blockbuster d'action-aventure moderne. Une déclaration qui peut se traduire plus simplement par : "oui, cette fois vous allez probablement passer davantage de temps à vous battre qu'à regarder des pierres chargées de symbolisme nordique."
Une Senua plus ambitieuse
Le choix du titre n'est d'ailleurs pas anodin. L'appeler simplement Senua permet à Ninja Theory de marquer une rupture avec la structure des précédents jeux tout en affirmant que le personnage reste au cœur du projet. Le studio semble vouloir transformer son héroïne en véritable figure de licence plutôt qu'en protagoniste enfermée dans une seule trilogie. Une décision qui n'a rien de surprenant lorsqu'on sait que Senua est devenue l'un des visages les plus reconnaissables de Xbox depuis le rachat de Ninja Theory par Microsoft en 2018.
Toujours aussi sombre, mais plus spectaculaire
Visuellement, le jeu conserve l'identité qui a fait la réputation du studio. Les environnements aperçus dans la bande-annonce restent sombres, mystérieux et suffisamment inquiétants pour rappeler que l'on évolue toujours dans l'univers de Senua. En revanche, tout semble plus dynamique. Les combats paraissent plus nerveux, les mises en scène plus ambitieuses et les séquences d'action plus nombreuses. On retrouve également l'expertise de Ninja Theory en matière de capture de performance et de narration immersive, deux domaines dans lesquels le studio excelle depuis plusieurs années.
Une surprise qui pose beaucoup de questions
L'annonce a surtout réussi quelque chose que peu de studios parviennent encore à faire aujourd'hui : surprendre. Alors que tout le monde spéculait sur une nouvelle licence ou un projet totalement inédit, Ninja Theory a choisi de revenir à son personnage le plus populaire tout en changeant profondément la formule. Le pari est audacieux. Reste désormais à découvrir le gameplay en détail, la place exacte de cette aventure dans la chronologie de la franchise et les plateformes concernées. Car pour le moment, Senua ressemble à une idée assez simple : prendre tout ce qui a fait le succès de Hellblade, y ajouter davantage d'action, davantage d'ambition et voir jusqu'où l'héroïne peut porter une licence à elle seule.
Et pour une fois, Xbox tient peut-être enfin un personnage capable de s'imposer durablement comme l'une de ses véritables icônes.

Après plus de dix ans à sauver le monde, tuer des dragons, empêcher des invasions démoniaques et régler les problèmes de pratiquement tous les habitants de Tamriel, les joueurs de The Elder Scrolls Online vont enfin pouvoir revenir à quelque chose de plus raisonnable. Comme voler les biens des autres. Lors du Xbox Games Showcase 2026, ZeniMaxZeniMax Online Studios a présenté la Saison 1 de The Elder Scrolls Online, baptisée "Le retour de la Guilde des voleurs", première étape majeure du nouveau modèle saisonnier adopté par le MMORPG. Et pour une fois, il ne s'agit pas simplement d'une nouvelle menace capable de détruire le monde pour la quinzième fois. Cette nouvelle saison marque surtout le retour d'une faction que les vétérans connaissent particulièrement bien. La Guilde des voleurs n'avait plus bénéficié d'un véritable contenu narratif majeur depuis 2016. Autant dire une éternité dans un MMORPG. L'histoire reprendra directement les événements laissés en suspens à l'époque et permettra aux joueurs de retrouver l'organisation criminelle dans une nouvelle aventure. Cette fois, les voleurs tentent d'étendre leur influence à Daguefilante, mais ils vont rapidement se heurter au cartel de Koldane, une organisation qui n'a visiblement aucune intention de partager son territoire. Parce qu'il faut bien créer un conflit quelque part, même entre professionnels du larcin.
Une nouvelle philosophie pour ESO
Cette saison n'est pas seulement importante pour son scénario. Elle symbolise également la transition officielle de The Elder Scrolls Online vers un modèle saisonnier, censé permettre à ZeniMax de proposer du contenu plus fréquent et plus flexible. Après des années de chapitres annuels toujours plus massifs, le studio cherche désormais à livrer des histoires plus régulières tout en restant davantage à l'écoute des retours de la communauté. Sur le papier, cela ressemble à une bonne idée. Dans les faits, il faudra évidemment voir si les joueurs préfèrent plusieurs petits rendez-vous dans l'année plutôt qu'une énorme extension annuelle.
Plus que de simples quêtes
ZeniMax promet également plusieurs nouveautés de gameplay. La Saison 1 introduira de nouvelles façons d'interagir avec les personnages, les guildes et l'environnement, ainsi que des systèmes inédits spécialement conçus pour accompagner cette nouvelle formule. Le studio reste encore relativement discret sur les détails, mais l'objectif semble clair : éviter que cette saison ne soit perçue comme une simple suite de quêtes centrées sur la Guilde des voleurs. Même si, soyons honnêtes, beaucoup de joueurs seraient déjà parfaitement satisfaits avec davantage de cambriolages et moins de prophéties apocalyptiques.
Cyrodiil continue sa transformation
En parallèle, la mise à jour 50 arrivera dès le 8 juin avec plusieurs changements importants pour le PvP. Le mode Vengeance deviendra une composante permanente de la Guerre d'Alliances et proposera des campagnes de 30 jours pouvant accueillir jusqu'à 900 joueurs simultanément dans Cyrodiil. L'objectif est de proposer un environnement plus équilibré où les statistiques sont harmonisées, où le système Champion est désactivé et où les participants utilisent des configurations prédéfinies. Une tentative ambitieuse de remettre l'accent sur les compétences des joueurs plutôt que sur la taille de leur feuille de statistiques. Ce qui risque de provoquer quelques discussions animées sur les forums.
Une année 2026 déjà bien remplie
La Guilde des voleurs n'est d'ailleurs qu'un début. ZeniMax a rappelé que la Saison 2 introduira le retour du Marché nocturne, plusieurs nouveaux donjons solo, des événements mondiaux dans Bordeciel ainsi que l'intégration de Greymoor dans le jeu de base. Une feuille de route plutôt dense qui montre que le studio compte sérieusement soutenir cette nouvelle formule. Reste maintenant à voir si les joueurs adhéreront à ce changement de rythme. Mais une chose est sûre : après dix ans passés à attendre leur retour, les membres de la Guilde des voleurs vont enfin pouvoir ressortir leurs crochets, leurs capuches et leur sens très personnel de la propriété privée.
Après des années à regarder les pirates transformer chaque session publique en mélange de théâtre improvisé, de catastrophe maritime et de règlement de comptes au canon, Rare a visiblement décidé qu'il était temps de leur donner les outils pour faire encore pire. Lors du Xbox Games Showcase 2026, le studio a dévoilé plus en détail les Custom Seas, les fameux serveurs personnalisés de Sea of Thieves. Et cette fois, la vraie bonne nouvelle n'est pas seulement leur arrivée. C'est surtout qu'ils seront gratuits pour tous les joueurs. Les serveurs customisés feront leurs débuts avec la Saison 20 de Sea of Thieves, prévue pour le 18 juin 2026. Cette fonctionnalité permettra aux joueurs de créer leurs propres sessions en modifiant de nombreux paramètres de jeu. L'objectif est simple : offrir un contrôle bien plus poussé sur les règles, les conditions de partie et l'environnement. En clair, les pirates pourront enfin organiser leurs propres expériences sans dépendre entièrement du joyeux chaos habituel des serveurs publics. Ce qui, dans Sea of Thieves, revient un peu à donner les clés d'une poudrière à des gens déjà armés de boulets explosifs.
Une fonctionnalité finalement gratuite
Le détail le plus important concerne le modèle économique. Rare avait initialement présenté les serveurs personnalisés comme une fonctionnalité liée à un abonnement payant. Une idée qui avait naturellement déclenché quelques grimaces dans une communauté déjà habituée à payer en temps, en patience et parfois en santé mentale. Le studio a finalement changé d'avis. Les Custom Seas seront accessibles gratuitement à tous les joueurs, ce qui transforme immédiatement cette nouveauté en ajout beaucoup plus intéressant.
Un outil pensé pour la créativité
Avec les Custom Seas, les joueurs pourront organiser des compétitions, des sessions entre amis, des tournages vidéo ou encore des scénarios entièrement personnalisés. Rare évoque la possibilité de modifier les règles, de faire apparaître des objets, des ennemis ou des événements, mais aussi d'utiliser une caméra cinématique, de téléporter son navire ou d'explorer certains lieux emblématiques dans des conditions particulières. Autrement dit, Sea of Thieves ne se contente plus d'être un jeu de pirates. Il devient progressivement une boîte à outils pour pirates trop créatifs. Et chacun sait que ce sont les plus dangereux.
Rare veut relancer la machine
Cette annonce arrive aussi dans un contexte particulier. Rare a récemment reconnu que certaines saisons de Sea of Thieves avaient manqué d'ambition ou de finition. Le studio souhaite désormais proposer des mises à jour plus solides, plus cohérentes et davantage alignées avec les attentes de la communauté. Les Custom Seas semblent parfaitement s'inscrire dans cette nouvelle approche. Plutôt que d'ajouter simplement une activité temporaire de plus, Rare offre un outil capable de prolonger la durée de vie du jeu en laissant les joueurs créer eux-mêmes leurs propres raisons de revenir. Ce qui est souvent une excellente stratégie. Surtout quand les joueurs ont déjà prouvé qu'ils étaient capables d'inventer des histoires plus absurdes que n'importe quelle roadmap officielle.
Un point de départ plus qu'une finalité
Rare précise toutefois que les Custom Seas ne seront qu'une première étape. Le studio compte observer les usages de la communauté afin d'améliorer progressivement l'outil et d'ajouter de nouvelles possibilités au fil du temps. Une décision logique, car il est difficile de prévoir ce que feront réellement les joueurs lorsqu'on leur donne autant de liberté. Enfin, si. On peut probablement prévoir que cela impliquera des explosions, des trahisons et au moins un galion coincé dans un endroit où il n'aurait jamais dû se trouver. Sea of Thieves est disponible sur Xbox One, Xbox Series X|S et PlayStation 5. Le jeu est également inclus dans le Xbox Game Pass Standard et le Xbox Game Pass Ultimate.

Le Xbox Games Showcase est généralement ce moment de l'année où Microsoft tente de convaincre les joueurs que leur avenir vidéoludique sera radieux, rempli de blockbusters, de surprises et de jeux capables de monopoliser leur temps libre jusqu'à la retraite. Puis Fallout 76 est arrivé. Bethesda a en effet profité de l'événement pour diffuser une nouvelle bande-annonce consacrée à Infestations, la dernière grosse mise à jour de son MMO post-apocalyptique. Le seul petit problème, c'est que la mise à jour est déjà disponible depuis plusieurs jours. Ce qui revient à organiser une conférence automobile pour dévoiler une voiture que tout le monde conduit déjà depuis une semaine. Difficile de ne pas trouver ce choix un peu étrange. Le Xbox Games Showcase est censé mettre en avant les projets à venir, les grosses annonces et les futures sorties capables d'alimenter les discussions pendant plusieurs mois. À la place, Bethesda est venu rappeler l'existence d'un contenu déjà déployé. Certes, Fallout 76 continue d'être activement suivi et dispose encore d'une communauté fidèle. Mais lorsqu'une conférence de cette ampleur réserve plusieurs minutes à une mise à jour déjà sortie, certains joueurs peuvent légitimement avoir l'impression qu'on leur vend les restes du buffet de la veille. Et ce n'est pas la première fois que Fallout 76 joue ce rôle lors d'un showcase Xbox.
Des Appalaches désormais infestées
Pour être honnête, la mise à jour n'est pas inintéressante. Infestations ajoute de nouveaux événements dynamiques dans plusieurs régions des Appalaches. La Forêt, la Vallée toxique, la Cendrière, le Bourbier ou encore la Tourbière à canneberges peuvent désormais être envahis par des factions particulièrement agressives. Les ennemis habituels disparaissent alors au profit de groupes renforcés dirigés par un boss d'élite doté d'une mutation aléatoire et d'une arme unique. L'idée est plutôt séduisante. Chaque infestation transforme temporairement une zone connue en terrain de chasse plus dangereux, avec à la clé des récompenses plus généreuses. Et lorsqu'on parle de récompenses, Bethesda n'a pas fait les choses à moitié puisque les joueurs peuvent récupérer des équipements légendaires 4 étoiles garantis, ainsi que de nouveaux modules exclusifs. De quoi motiver les habitants du Wasteland à sortir de leurs bases et à aller se faire massacrer en groupe avec enthousiasme.
Une nouvelle saison et toujours plus de contenu
Cette mise à jour marque également le lancement de la Saison 25 : Appalaches assiégées. Les joueurs y trouveront notamment un nouveau compagnon pour leur C.A.M.P., de nouveaux objets à débloquer ainsi qu'une série d'ajustements touchant les armes, les aptitudes, l'interface ou encore certaines quêtes. Bethesda a également prévu l'arrivée de nouveaux poissons saisonniers à partir du 23 juin, preuve que même après des années de service, Fallout 76 continue d'enrichir son étrange mélange entre survie nucléaire, décoration d'intérieur et simulation de pêche.
Le vrai rendez-vous est ailleurs
Au final, le plus intéressant n'était probablement même pas dans la bande-annonce montrée pendant le Showcase. Car Fallout 76 prépare actuellement sa véritable mise à jour next-gen sur Xbox Series X|S et PlayStation 5. Cette version promet notamment le 60 FPS, des distances d'affichage améliorées, de meilleures ombres, la prise en charge du VRR ainsi qu'une résolution 4K sur certaines plateformes. Une phase de test publique doit démarrer prochainement avant un lancement prévu plus tard dans l'année. Et c'est probablement cette mise à niveau qui intéresse aujourd'hui davantage les joueurs que le recyclage promotionnel d'une mise à jour déjà sortie. Car si Fallout 76 mérite largement sa place parmi les jeux encore suivis activement par Bethesda, on aurait tout de même préféré que son passage au Xbox Games Showcase serve à annoncer quelque chose de nouveau.
Après tout, lorsqu'on organise la plus grande vitrine de l'année, la moindre des choses est généralement de montrer l'avenir plutôt que de rediffuser le présent.

Chaque année, Microsoft Flight Simulator débarque au Xbox Games Showcase avec une nouvelle façon de rappeler aux joueurs que la planète Terre reste probablement la plus grande carte en monde ouvert jamais créée. Et cette année ne fait pas exception. À l'occasion de l'édition 2026 de l'événement, Asobo Studio a dévoilé la mise à jour 22 de Microsoft Flight Simulator 2024, un contenu inédit qui mettra cette fois à l'honneur les parcs nationaux américains. Parce qu'après avoir visité la quasi-totalité du globe, il fallait bien trouver un nouveau prétexte pour continuer à voler. Cette nouvelle mise à jour, prévue pour le 4 juillet 2026, proposera aux pilotes virtuels de découvrir plus de trente parcs et monuments nationaux américains. L'objectif est simple : offrir une représentation encore plus détaillée de certains des paysages les plus spectaculaires des États-Unis. Des immenses canyons aux montagnes vertigineuses en passant par les forêts et les déserts, les joueurs pourront continuer à pratiquer l'activité préférée des utilisateurs de Flight Simulator : décoller avec un plan précis avant de passer deux heures à admirer le paysage en oubliant complètement leur destination initiale.
Le retour d'une véritable légende du ciel
Mais la véritable surprise de cette mise à jour ne se trouve pas forcément au sol. Asobo a également confirmé l'arrivée du célèbre dirigeable Goodyear, qui rejoindra le jeu à la même date. Une excellente nouvelle pour les amateurs d'aviation historique et pour tous ceux qui se sont déjà demandé ce que cela faisait de traverser le ciel à la vitesse approximative d'un automobiliste prudent sur une route départementale. Après tout, tout le monde ne rêve pas forcément de piloter un avion de chasse. Certaines personnes préfèrent profiter du paysage sans risquer de franchir trois États en moins de quinze minutes.
Une tradition désormais bien installée
Au fil des années, Microsoft Flight Simulator est devenu un habitué des Xbox Games Showcase. Et il faut reconnaître que le simulateur possède un talent assez rare : réussir à rendre passionnant un événement consacré à des mises à jour géographiques. La licence a déjà multiplié les collaborations inattendues ces dernières années. Les joueurs ont ainsi pu prendre les commandes d'un ornithoptère de Dune, piloter le légendaire Pelican de Halo Infinite ou encore profiter du contenu inspiré de Top Gun : Maverick. Face à ces collaborations explosives, une mise à jour consacrée à des parcs nationaux pourrait sembler plus discrète. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de Flight Simulator. Un jour vous traversez Arrakis dans un appareil futuriste. Le lendemain vous admirez tranquillement un canyon en dirigeable. Et d'une manière assez inexplicable, les deux expériences trouvent parfaitement leur place dans le même jeu.
Le plus grand terrain de jeu du monde continue de s'agrandir
Disponible sur Xbox Series X|S et PlayStation 5, ainsi que dans le Xbox Game Pass Ultimate et le Xbox Game Pass Premium, Microsoft Flight Simulator 2024 poursuit donc son expansion. Et même après plusieurs années de mises à jour, Asobo continue de trouver de nouvelles façons d'enrichir un jeu qui reproduit déjà l'intégralité de la planète. Ce qui est tout de même une performance. Car parvenir à ajouter du contenu à une carte qui contient déjà le monde entier relève d'un niveau d'ambition que peu de développeurs osent encore afficher.
Pendant plus d'une décennie, Castlevania a vécu une existence assez particulière. La licence regardait tranquillement des dizaines de studios sortir des metroidvanias inspirés de Symphony of the Night pendant que Konami semblait avoir oublié où elle avait rangé Dracula. Mais les choses changent enfin. À l'occasion du Xbox Games Showcase, Konami et Evil Empire ont confirmé que Castlevania : Belmont’s Curse sortira le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series et Nintendo Switch. Et pour une fois, il ne s'agit ni d'une compilation, ni d'un remaster, ni d'une collaboration improbable avec un autre jeu. C'est un véritable nouvel épisode. Il faut remonter à Castlevania : Lords of Shadow 2, sorti en 2013, pour retrouver la trace du dernier épisode inédit de la série. Treize ans. Une durée suffisamment longue pour qu'une partie du public découvre le terme "metroidvania" sans même avoir joué à un Castlevania. Belmont’s Curse marque donc le véritable retour de la franchise, avec Evil Empire au développement et Motion-Twin en soutien, un duo qui connaît plutôt bien son sujet lorsqu'il s'agit de créer des jeux d'action en 2D exigeants.
Un Paris médiéval infesté de monstres
L'histoire se déroule en 1499, soit vingt-trois ans après les événements de Castlevania : Dracula’s Curse. Les joueurs incarneront une descendante de Trevor Belmont, chargée d'empêcher la destruction d'un Paris médiéval littéralement envahi par les créatures de Dracula. Le programme s'annonce relativement classique pour un Belmont : explorer une ville en ruines, traverser des quartiers infestés de monstres, escalader des tours inquiétantes et finir par pénétrer dans un château qui semble avoir été décoré exclusivement par des architectes souffrant de traumatismes gothiques. Bref, une journée normale dans l'univers Castlevania.
Le fouet reprend sa place au centre du jeu
Konami insiste particulièrement sur un point : Belmont’s Curse ne cherche pas à devenir un roguelike. Une précision qui n'arrive pas par hasard à une époque où la moitié de l'industrie semble incapable d'annoncer un jeu indépendant sans y glisser une génération procédurale et une boucle de progression infinie. Ici, le studio promet une aventure structurée, riche en exploration et en secrets, directement inspirée de classiques comme Symphony of the Night ou Super Castlevania IV. Le légendaire Tueur de Vampires sera évidemment au cœur du gameplay, aussi bien pour les combats que pour l'exploration. Les joueurs pourront également débloquer différentes armes secondaires et compétences afin d'accéder à de nouvelles zones. Autrement dit, du vrai Castlevania. Le genre de phrase qui suffit déjà à rassurer une bonne partie des fans.
Le début d'un retour plus ambitieux
Le plus intéressant se trouve peut-être dans ce que Konami a laissé entendre autour du projet. L'éditeur affirme que Belmont’s Curse n'est que la première étape du retour de Castlevania. Dans le cadre des célébrations du quarantième anniversaire de la licence, Konami évoque déjà d'autres projets à venir et affirme que "les portes de Castlevania s'ouvrent à nouveau". Une déclaration qui ressemble fortement à un test grandeur nature. Si Belmont’s Curse rencontre le succès espéré, Dracula risque donc de recevoir encore beaucoup de visites dans les années à venir. Et après treize ans d'absence, il serait sans doute malvenu de lui laisser croire qu'il allait enfin pouvoir profiter de sa retraite.

Atlus possède un talent assez particulier. À chaque fois que les joueurs réclament des nouvelles de Persona 6, l'éditeur trouve un moyen de leur proposer autre chose. Cette année, c'est donc Persona 4 Revival qui est revenu sur le devant de la scène lors du Xbox Games Showcase 2026 avec une information que les fans attendaient depuis un moment : sa date de sortie est enfin connue. Après une première apparition remarquée en 2025, le remake du célèbre RPG japonais arrivera finalement le 18 février 2027 sur Xbox Series X|S et PlayStation 5. Pour ceux qui auraient passé les vingt dernières années enfermés dans une télévision, Persona 4 raconte l'histoire d'un lycéen fraîchement installé dans la petite ville rurale d'Inaba. Une ville où les habitants ont la mauvaise habitude d'être retrouvés morts dans des circonstances particulièrement étranges. Entre une série de meurtres inexpliqués, la mystérieuse Chaîne de Minuit et un monde parallèle peuplé d'Ombres hostiles, les vacances scolaires tournent rapidement au thriller surnaturel. Autrement dit, le genre de séjour que les agences de voyage oublient curieusement de mettre en avant dans leurs brochures.
Un remake modernisé mais fidèle à l'original
Atlus promet une version entièrement remise au goût du jour avec des graphismes modernisés, tout en conservant ce qui a fait le succès du jeu original. Les joueurs pourront toujours suivre les cours du lycée Yasogami, développer leurs liens sociaux avec les habitants d'Inaba, participer à diverses activités annexes et renforcer leurs Personae pour affronter les menaces du monde parallèle. Parce que dans Persona, sauver le monde reste important. Mais obtenir de bonnes notes et gérer son agenda social l'est souvent encore davantage.
Le Game Pass au premier jour
Microsoft continue également de renforcer son partenariat avec Atlus. Persona 4 Revival sera disponible dès son lancement dans le Xbox Game Pass Ultimate et le PC Game Pass, permettant aux abonnés de découvrir le remake sans achat supplémentaire. Le jeu profitera également du programme Xbox Play Anywhere, ainsi que du Xbox Cloud Gaming. Une manière élégante de rappeler que Microsoft semble parfois plus enthousiaste à l'idée d'accueillir les jeux japonais dans le Game Pass que certains joueurs ne le sont à l'idée de finir leur pile de jeux en retard.
Persona fête ses 30 ans... mais les regards sont déjà tournés ailleurs
Cette annonce intervient dans une année particulière puisque la franchise Persona célèbre son trentième anniversaire en 2026. Atlus avait déjà évoqué en début d'année l'ouverture d'un "nouveau chapitre" pour la série, une déclaration qui a immédiatement relancé les spéculations autour de Persona 6. Résultat, Persona 4 Revival se retrouve dans une situation assez particulière. Le remake est attendu, apprécié et largement demandé par les fans. Mais chaque nouvelle bande-annonce déclenche surtout la même réaction collective : regarder attentivement l'écran pendant trente secondes avant de demander où se cache Persona 6. D'ici là, Atlus continue d'appliquer une stratégie qui fonctionne remarquablement bien depuis des années : ressortir un excellent RPG, lui offrir un lifting complet et rappeler à tout le monde pourquoi Persona 4 reste encore aujourd'hui l'un des épisodes les plus appréciés de la série.

Pendant son Xbox Games Showcase 2026, Microsoft n'a pas seulement empilé les bandes-annonces et les promesses pour les années à venir. L'entreprise a également décidé de célébrer les 25 ans de la marque Xbox avec un objet particulièrement efficace pour réveiller la nostalgie des vétérans : une Xbox Series X25 Limited Edition entièrement inspirée de la première Xbox sortie en 2001. Et visiblement, chez Microsoft, quelqu'un s'est souvenu que les plastiques transparents étaient autrefois considérés comme le sommet du design industriel. Cette édition spéciale adopte une robe vert translucide, directement inspirée de l'esthétique de la toute première Xbox. Pour la première fois, Microsoft applique ce traitement à une Xbox Series X, offrant une machine qui semble tout droit sortie d'un univers où les lecteurs MP3 étaient encore révolutionnaires et où Halo n'avait pas besoin d'être expliqué. La console intègre également un logo anniversaire dédié aux 25 ans de Xbox, ainsi qu'un X lumineux vert qui s'illumine lorsque la machine est en fonctionnement. Sous cette coque nostalgique, rien ne change toutefois sur le plan technique. On retrouve les caractéristiques classiques de la Xbox Series X avec 1 To de stockage et les mêmes performances que le modèle standard. Autrement dit, c'est toujours la même console, mais avec suffisamment de plastique transparent pour faire battre le cœur des collectionneurs.
Une manette qui multiplie les références à la première Xbox
Microsoft ne s'est évidemment pas arrêté à la console. La manette fournie avec cette édition anniversaire est elle aussi conçue comme une véritable déclaration d'amour aux débuts de la marque. Les célèbres couleurs historiques des boutons ABXY font leur retour tandis que plusieurs détails rendent hommage à la mythique manette Duke, ce gigantesque périphérique qui ressemblait davantage à un équipement de chantier qu'à une manette de jeu. Les gâchettes supérieures évoquent ainsi les anciens boutons noir et blanc de la première Xbox, tandis que la coque arrière transparente laisse apparaître le logo Xbox. Un détail purement esthétique. Donc évidemment indispensable.
Une sortie prévue pour novembre
Microsoft confirme que la Xbox Series X25 Limited Edition sera commercialisée en novembre 2026, quasiment jour pour jour vingt-cinq ans après le lancement de la première Xbox. Pour l'instant, aucun prix n'a été annoncé, ce qui est probablement une excellente nouvelle pour la tension artérielle des collectionneurs. Car lorsqu'un constructeur prononce les mots "édition limitée", l'expérience nous a appris qu'il vaut souvent mieux s'asseoir avant de découvrir l'étiquette.
Un anniversaire chargé de symboles
Cette édition collector intervient dans une période un peu particulière pour Xbox. La marque célèbre son héritage alors même que les ventes de consoles continuent de reculer, tandis que Microsoft mise de plus en plus sur son rôle d'éditeur multiplateforme et de fournisseur de services. Ce qui donne à cette Xbox anniversaire un parfum légèrement mélancolique. Comme si Microsoft regardait un vieil album photo en se rappelant l'époque où Halo, Fable et Project Gotham Racing suffisaient à déclencher des guerres de cour de récréation. Mais au moins, une chose est certaine. Si cette console ne relance pas les ventes, elle réussira probablement à faire dire à des milliers de joueurs : "Attends... les boutons noir et blanc, c'était il y a vingt-cinq ans déjà ?"

Après plusieurs mois de discrétion, Metro 2039 a profité du Xbox Games Showcase pour sortir de l'ombre avec une longue bande-annonce de gameplay. Pendant près de trois minutes, les joueurs ont pu découvrir des séquences entièrement capturées en jeu qui mettent en avant les ambitions de ce nouvel épisode. Entre exploration oppressante, affrontements nerveux et survie dans les profondeurs du métro moscovite, le titre semble bien décidé à rester fidèle à l'ADN de la franchise tout en faisant évoluer son univers. Cette présentation a également permis de confirmer une fenêtre de sortie fixée à février 2027 sur Xbox Series X|S et PlayStation 5. L'une des grandes révélations de cette bande-annonce concerne l'identité du principal antagoniste du jeu. Les joueurs feront face à Hunter, personnage emblématique de la série qui semble avoir radicalement changé depuis les précédents épisodes. Ancienne légende de l'Ordre et Ranger respecté, celui qui avait juré de protéger les survivants du Métro est désormais devenu le dirigeant d'un régime autoritaire basé sur la propagande, les mensonges et la peur. Sous son commandement, le Métro semble avoir sombré dans une nouvelle forme de tyrannie, transformant profondément les factions et les équilibres de pouvoir établis au fil des précédents jeux. Cette évolution dramatique place Hunter au centre d'un conflit qui promet d'être particulièrement personnel.
The Stranger prend la relève
Pour la première fois dans la série, les joueurs incarneront The Stranger, un nouveau protagoniste entièrement doublé. Hanté par des visions et des cauchemars récurrents, cet homme solitaire se voit contraint de retourner dans les tunnels qu'il avait pourtant juré de ne plus jamais fouler. Animé par une profonde rancœur envers Hunter, qu'il considère comme responsable de la chute de l'Ordre et de la corruption du Métro, The Stranger se lance dans une quête qui l'amènera à affronter autant ses propres démons que ceux qui gangrènent les souterrains de Moscou. Cette nouvelle approche narrative semble vouloir renforcer encore davantage l'immersion et le poids émotionnel du récit.
Le retour du mélange entre survie, furtivité et action
Côté gameplay, Metro 2039 reste fidèle à la formule qui a fait le succès de la série. La bande-annonce met en avant de nombreuses séquences de furtivité dans des environnements sombres et étouffants, mais aussi des affrontements plus explosifs lorsque la discrétion n'est plus une option. Les joueurs retrouveront également les phases d'exploration à la surface, toujours aussi dangereuses dans cet univers post-apocalyptique où les radiations et les créatures mutantes représentent une menace permanente. Les mécaniques de survie seront une nouvelle fois au cœur de l'expérience, avec une gestion rigoureuse de l'équipement, des ressources et de l'inventaire.
De nouvelles armes pour survivre
Cette première démonstration a également permis de découvrir plusieurs nouveautés en matière d'armement. Parmi elles figure notamment le Shatun, une nouvelle arme dont les caractéristiques restent encore mystérieuses mais qui semble particulièrement adaptée aux affrontements rapprochés. Les développeurs ont aussi dévoilé une nouvelle charge explosive qui pourra être transportée dans l'inventaire du joueur afin de débloquer certains passages ou d'éliminer des groupes d'ennemis particulièrement dangereux. Ces nouveautés devraient permettre aux joueurs d'aborder les situations avec davantage de liberté et de créativité.
Un Metro plus politique que jamais
Au-delà de ses combats et de son ambiance oppressante, Metro 2039 semble vouloir approfondir les thèmes politiques déjà présents dans la série. La montée au pouvoir de Hunter, l'effondrement des idéaux de l'Ordre et l'utilisation massive de la propagande occupent une place centrale dans le récit présenté jusqu'à présent. Cette lutte contre un ancien héros devenu tyran pourrait ainsi offrir l'une des histoires les plus sombres et les plus personnelles de toute la franchise.
Rendez-vous en février 2027
Avec cette première véritable présentation de gameplay, Metro 2039 s'impose déjà comme l'une des grosses sorties attendues de l'année 2027. Entre son nouveau protagoniste, son antagoniste emblématique, ses mécaniques de survie modernisées et son univers toujours aussi oppressant, le titre semble prêt à prolonger l'héritage de l'une des licences post-apocalyptiques les plus appréciées du jeu vidéo. Les survivants du Métro n'auront désormais plus qu'à patienter jusqu'en février 2027 pour découvrir jusqu'où les mensonges de Hunter ont transformé ce monde souterrain.
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