News / Ubisoft signe une perte historique de 1,5 milliard d’euros et continue de couler avec élégance

L’éditeur français enregistre des pertes record pendant que Tencent maintient la machine sous assistance respiratoire.

ps5 - Playstation 5

Il fallait déjà : une certaine endurance mentale pour être actionnaire Ubisoft ces dernières années, mais l’exercice fiscal 2025-2026 vient probablement d’ouvrir un tout nouveau niveau de souffrance psychologique. L’éditeur français vient en effet d’annoncer une perte nette monumentale de 1,5 milliard d’euros pour l’année fiscale clôturée au 31 mars 2026. Oui. Milliard. À côté, les 243 millions d’euros de pertes de l’année précédente ressemblent presque aujourd’hui :

à une petite erreur de caisse chez Micromania.

Le chiffre d’affaires d’Ubisoft continue également de reculer, passant de : 1,78 milliard d’euros à 1,39 milliard, tandis que le résultat opérationnel plonge lui aussi dans le vide avec : 1,3 milliard d’euros de pertes opérationnelles. Autrement dit : le bateau prend l’eau absolument partout, et même les développeurs d’Assassin's Creed commencent probablement à entendre :

des violons dramatiques dès qu’ils ouvrent Excel.

Tencent a injecté plus d’un milliard pour empêcher Ubisoft de s’effondrer immédiatement

Dans ce gigantesque champ de ruines comptable, Ubisoft tente malgré tout de trouver : un minuscule rayon de soleil fiscal. Le groupe a réussi à réduire fortement sa dette nette, passée de : 885 millions d’euros à “seulement” 187 millions. Et pour cette performance, le studio peut remercier : Tencent, qui a injecté 1,16 milliard d’euros dans l’entreprise en échange d’une participation dans Vantage Studios, la future filiale dédiée aux grosses licences comme : Assassin's Creed, Rainbow Six et Far Cry.

En résumé :

Tencent vient littéralement de brancher Ubisoft sous perfusion industrielle géante.

Et honnêtement, sans cet apport colossal, certains investisseurs auraient probablement commencé à regarder : les locaux de Montréal comme un futur concept de lofts reconvertis.

Ubisoft continue son grand ménage interne

Le problème, évidemment, c’est que : réduire la dette ne règle absolument pas le reste de la catastrophe. Ubisoft poursuit donc son énorme plan de réduction des coûts lancé en 2023. Le groupe affirme avoir déjà économisé : plus de 325 millions d’euros, avec un objectif fixé à : 500 millions d’économies d’ici mars 2028. Et dans le dialecte merveilleux de l’industrie vidéoludique moderne, “réduction des coûts” signifie généralement :

licenciements, fermetures de studios et réunions RH extrêmement inconfortables.

Le groupe comptait encore : 16 590 employés au 31 mars 2026, soit déjà : 1 200 personnes de moins que l’année précédente. Mais honnêtement, vu les objectifs annoncés, difficile d’imaginer que l’hémorragie soit terminée.

Sept jeux annulés et six autres repoussés

Ubisoft confirme également avoir : annulé sept jeux et reporté six autres projets. Sept annulations. Six reports. À ce stade, cela ressemble moins à un éditeur AAA qu’à :

un gigantesque chantier où tout le monde court avec des extincteurs pendant qu’Assassin’s Creed essaye de payer les factures tout seul.

Le calendrier 2026-2027 s’annonce d’ailleurs extrêmement maigre. Le principal espoir de l’éditeur repose désormais sur : Assassin’s Creed Black Flag Resynced, attendu le 9 juillet 2026, qui aura la lourde mission : de limiter la casse financière et d’occuper les actionnaires pendant encore quelques mois. Yves Guillemot reconnaît lui-même que l’exercice en cours représentera : un point bas, notamment à cause : des coûts de restructuration et du faible nombre de sorties prévues. Quand même le PDG commence à parler ouvertement de :

point bas,
c’est généralement mauvais signe.

Ubisoft promet que tout ira mieux… dans plusieurs années

Malgré tout cela, Ubisoft continue évidemment : de demander de la patience aux joueurs comme aux investisseurs. Le groupe affirme que les exercices : 2027-2028 et 2028-2029 devraient marquer un retour en force grâce : aux prochains Assassin's Creed, Far Cry et Ghost Recon. En attendant, le studio tente de se rassurer avec quelques chiffres positifs. Rainbow Six Siege continue par exemple de très bien fonctionner avec : 10 millions d’utilisateurs actifs en mars 2026, en hausse sur un an. Le groupe se félicite également : des bonnes notes d’Assassin's Creed Shadows, d’Anno 117 : Pax Romana et du DLC d’Avatar Frontiers of Pandora, tous au-dessus des : 80 sur Metacritic. Ce qui reste toujours fascinant chez Ubisoft : cette capacité absolument surnaturelle à sortir parfois de très bons jeux au milieu d’un chaos industriel total.

Ubisoft entre maintenant dans une période extrêmement dangereuse

Le vrai problème, au fond, c’est que : tout le modèle Ubisoft semble aujourd’hui bloqué entre deux époques. L’entreprise continue de porter : des équipes gigantesques, des productions monstrueuses et des coûts de développement délirants, dans une industrie où : les joueurs deviennent de plus en plus difficiles à convaincre et où chaque retard coûte désormais des centaines de millions. Et pendant ce temps-là : Tencent avance lentement ses pions, pendant qu’Ubisoft tente encore de convaincre tout le monde que :

“non mais attendez, le prochain Assassin’s Creed va tout relancer.”

Ce qui devient doucement : la version financière du “t’inquiète, la prochaine partie sera la bonne.”

Date de sortie 2ème trimestre 2027
Saga Assassin's Creed
Editeur Ubisoft
Développeur Ubisoft Montreal
Type(s) Action / Aventure
Supports physique
SpaceMonkey

Rang : geek

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Etant un amateur de culture (livres, films mais surtout de jeux vidéo) depuis mon enfance, j'essaie de partager ma passion pour l'univers vidéoludique à  travers Gamikaze (et ouai, c'est moi le webmaster). Ouvert à la plupart des genres, j'ai quand même une grosse préférence pour les jeux d'actions : FPS, TPS, aventures etc.

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