Longtemps resté flou, le départ de Yoshida de la tête des studios internes commence à s’éclaircir. Lors de son passage au festival ALT: GAMES, il est revenu sur cette période avec un certain détachement, expliquant avoir été écarté peu après avoir supervisé Ghost of Tsushima, l’un des derniers projets majeurs sous sa direction.
Et selon lui, la raison est assez simple. Il n’était pas particulièrement enclin à dire oui à tout.
« J’ai aidé Santa Monica à créer God of War, Naughty Dog à créer Uncharted et The Last of Us, et Sucker Punch à créer le magnifique Ghost of Tsushima. Celui-ci a été l’un des derniers jeux sur lesquels j’ai travaillé en tant que président de Worldwide Studios. Mais en 2019, après 11 ans à la tête du développement interne, j’ai été licencié. Jim Ryan voulait me virer parce que je ne l’écoutais pas. Il me demandait de faire des choses ridicules, et j’ai dit non. »
Ambiance.
Un contexte tendu en interne
Il faut dire que 2019 marque un tournant important chez PlayStation, avec l’arrivée de Jim Ryan à la tête de l’entreprise. Une période associée à un virage stratégique vers les jeux service, une direction qui a depuis été largement critiquée, notamment au vu de ses résultats mitigés.
Les propos de Yoshida laissent entendre que ces choix ne faisaient pas l’unanimité, y compris parmi les dirigeants les plus expérimentés. Et visiblement, certains désaccords ne se réglaient pas autour d’un café.
Pas de rancune, mais un changement bienvenu
Malgré tout, Yoshida ne semble pas nourrir de rancune particulière. Après son éviction, il a été repositionné sur les relations avec les développeurs indépendants, un rôle qu’il dit avoir apprécié. Et aujourd’hui, loin des contraintes d’un constructeur, il savoure surtout une liberté retrouvée.
Il peut désormais parler de jeux sans se limiter à une seule plateforme, que ce soit sur PlayStation, Xbox ou Nintendo, ce qui, ironiquement, semble mieux lui convenir.
Conclusion
Au final, cette sortie confirme surtout une chose. Les grandes décisions stratégiques ne se prennent pas toujours dans l’harmonie, même au sommet. Et dans certains cas, dire non peut coûter très cher, même après avoir contribué à bâtir certaines des plus grosses licences de l’industrie.
Comme quoi, chez PlayStation aussi, il vaut parfois mieux dire oui. Ou partir.
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