Alors que le fameux « reset » de Xbox continue de provoquer des remous dans l’industrie, une nouvelle rumeur vient alimenter les inquiétudes autour de l’avenir des studios appartenant à Microsoft. Cette fois, c’est ZeniMax qui se retrouve au centre des spéculations. Selon plusieurs informations relayées ces derniers jours, des licenciements auraient déjà commencé au sein du groupe, même si aucune annonce officielle n’a encore été faite par Microsoft ou les équipes concernées. Autrement dit, la période actuelle chez Xbox ressemble de plus en plus à une partie géante de chaise musicale où personne ne semble savoir combien de sièges resteront disponibles à la fin.
George Broussard évoque des suppressions de postes importantes
L’origine de cette nouvelle rumeur provient de George Broussard, cofondateur historique de 3D Realms et Apogee, qui affirme avoir reçu plusieurs informations internes au sujet de licenciements en cours chez ZeniMax. Sur les réseaux sociaux, il indique que les suppressions de postes pourraient être « bien plus importantes que ce que l’on imagine ». Pour l’instant, aucune confirmation officielle n’est venue corroborer ces affirmations. Comme toujours dans ce genre de situation, la prudence reste donc de mise. Néanmoins, ces déclarations interviennent dans un contexte où les mauvaises nouvelles semblent s’enchaîner à un rythme particulièrement soutenu du côté de Xbox.
Des studios majeurs potentiellement concernés
Si ces informations venaient à se confirmer, les conséquences pourraient être importantes. Pour rappel, ZeniMax regroupe plusieurs studios majeurs de l’écosystème Xbox :
Bethesda, actuellement au travail sur The Elder Scrolls VI.
Arkane Studios, qui développe notamment Marvel's Blade.
id Software, récemment revenu sur le devant de la scène avec DOOM : The Dark Ages.
MachineGames, à l’origine de Indiana Jones et le Cercle Ancien.
ZeniMax, qui continue de faire vivre The Elder Scrolls Online.
Autant dire qu’on ne parle pas ici de petites équipes secondaires, mais de plusieurs piliers du catalogue Xbox.
Un contexte déjà particulièrement tendu
Cette nouvelle rumeur s’ajoute à une série d’événements qui ont considérablement fragilisé l’image de Xbox ces dernières semaines. La direction a récemment reconnu publiquement que l’entreprise devait procéder à un véritable « reset », après avoir admis avoir multiplié les erreurs stratégiques et laissé son organisation devenir trop complexe. Depuis, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Craig Duncan, patron des Xbox Game Studios, a quitté son poste moins de deux ans après sa nomination. Dans la foulée, Louise O’Connor, directrice de cabinet de Xbox Game Studios et figure historique de Rare, a également annoncé son départ. Plus récemment encore, plusieurs rapports ont affirmé que Ninja Theory, Compulsion Games et Double Fine seraient en discussions avec Microsoft concernant leur avenir. Les scénarios évoqués vont de la fermeture pure et simple à une éventuelle séparation permettant à certains studios de redevenir indépendants.
Autant dire que le climat actuel ne respire pas exactement la sérénité.
Une clarification attendue début juillet
Selon plusieurs observateurs proches du dossier, les prochaines semaines devraient permettre d’y voir plus clair. La période du début juillet est régulièrement évoquée comme le moment où Microsoft pourrait officiellement détailler l’ampleur des changements en cours au sein de sa division gaming. D’ici là, les rumeurs devraient continuer à se multiplier, alimentées par les nombreuses interrogations qui entourent l’avenir de plusieurs studios majeurs.
Xbox continue de naviguer en eaux troubles
Ce qui apparaissait initialement comme une simple réorganisation commence progressivement à ressembler à une transformation beaucoup plus profonde de l’écosystème Xbox. Entre les départs de dirigeants, les fermetures potentielles de studios, les licenciements évoqués chez ZeniMax et les déclarations répétées autour de ce fameux reset, Microsoft semble déterminé à redessiner en profondeur sa branche jeux vidéo. Reste désormais à savoir quelles équipes sortiront indemnes de cette opération et lesquelles deviendront les prochaines victimes d’une restructuration qui ressemble de moins en moins à un simple ajustement interne et de plus en plus à un grand ménage de printemps réalisé au lance-flammes.