Gamikaze
Flux RSS Facebook Page Twitter Page Youtube Page Gamikaze

Test : The Caligula Effect : Overdose

Jaquette

12 ans et plus Violence


Sortie : 15 Mars 2019

Développeur : FuRyu
Editeur : NIS America

Type : RPG

Support : Game card

Depuis la parution initiale de The Caligula Effect sur PSVita en 2016 au Japon, puis en 2017 en Europe, les développeurs de FuRyu ont conquis le cœur de plusieurs d'entre vous, et ils ne s'arrêtaient pas à ce petit succès. Effectivement, dans l'année qui a suivi, un anime japonais du même nom se talonnait au mouvement et a lui aussi été bien accueilli par son public. Afin de respecter cette continuité prometteuse, quoi de plus logique pour les développeurs, de nous offrir une toute nouvelle opportunité de s'essayer à ce J-RPG avec The Caligula Effect : Overdose , qui sortira le 15 Mars 2019 sur Nintendo Switch et Playstation 4. Ce dernier étant donc un portage du jeu paru sur la console portable de Sony, se fait peau neuve, en nous proposant des petites nouveautés. De quoi faire de l'ombre à son jeu cousin Persona. Alors, quoi de neuf au monde de Mobius (le monde du jeu) ?

Image
Une petite soif ?
Pour commencer ce test, plongeons dans le scénario du jeu : vous incarnez un personnage lycéen dans un monde idyllique "Mobius". Pourquoi "idyllique" ? Parce que ce monde a été créé pour que les gens puissent fuir la réalité. Plus de douleurs, plus de problèmes, et cela grâce au créateur de cet univers, un programme vocaloid portant le nom de μ (prononcez "Mu"). Mais votre protagoniste va vite se rendre compte qu'il s'agit là d'un paradis artificiel, dont il va tenter de s'échapper, à l'aide de ses camarades du club "kitakubu". Se mettront à travers votre chemin, les personnes dont leur âme a vraisemblablement été possédée par la voix envoûtante de μ. Vous aurez d'ores et déjà compris que le jeu abordera des sujets pas vraiment gais, mais il garantit néanmoins une grande profondeur dans le scénario (parfois longuet à cause des dialogues), en explorant d'ailleurs l'histoire de la plupart des amis qui vous accompagnent. Qui dit J-RPG, dit forcément des graphismes aux allures de manga. Les développeurs utilisent le moteur Unreal Engine 4 mais notez que le rendu-image n'est pas vraiment aux goûts du jour, surtout sur nos consoles prônant leurs côtés next-gen. Des problèmes de textures, des décors pixélisés, même si c'est toujours plus beau que sur PSVita, ces détails nous font un peu mal aux yeux, surtout lorsque nous passons les cinématiques, qui elles, en plus de nous plonger dans un anime, sont très sympathiques à regarder. The Caligula Effect : Overdose se démarque aussi par sa bande-son puisque des artistes vocaloid prêtent leur voix pour le jeu. Inutile de vous rappeler le succès fou de ces divas virtuelles, en mentionnant notamment Miku Hatsune (bonjour project diva !), donc il n'est pas étonnant que le jeu contient un OST très riche, d'autant plus que les musiques s'adaptent très bien à l'univers de la série.
Image
Un groupe soudé
Bref, tout ça, vous étiez déjà plus ou moins au courant. Mais vous allez nous dire, quelles sont les nouveautés ? C'est dans ce paragraphe que cela se passe. En plus des graphismes requinqués et des OST dont nous avions abordé le sujet précédemment, se présentent aussi un tout nouvel interface d'utilisateur ainsi qu'un thème principal "Cradle" conçu spécialement pour ce portage. Différemment au jeu original, The Caligula Effect : Overdose nous propose une trajectoire inédite : celle de la "Forbiden Musician Route", mais aussi la possibilité d'explorer plus en profondeur la trame des "musiciens d'Ostinato". Des fins inédites et supplémentaires seront également au rendez-vous. Ces derniers points augmentent considérablement la durée de vie du jeu. Le changement le plus flagrant par rapport à la version propre à la console portable, c'est l'alternative de pourvoir incarner un personnage féminin. Et ce n'est pas tout ! Si vous choisissez cette protagoniste, vous pourrez vous rendre dans des endroits où votre homologue masculin ne pourra pas se rendre. D'ailleurs, en fonction avec qui vous jouerez, les réactions et le déploiement de l'histoire ne seront pas les mêmes. Nous développerons le mode combat plus tard, mais notez que de nouveaux mouvements d'attaques spécifiques (bien badass) font leur apparition. Pour conclure sur les nouveautés, il faut savoir que même s'il est toujours possible de s'associer avec des personnages (jusqu'à 500 PNJ tout de même !) de nouveaux venus font leur apparition : Ayana Amamoto, Eiji Biwasaka, Kuchinashi, Stork, Kouki Tadokoro et Himari Manamide.
Image
C'est par ici l'apéro ?
Enfin, basons nous sur le contenu et le gameplay. Il est facile pour un novice de prendre en main The Caligula Effect : Overdose , puisqu'il sera accompagné de plusieurs tutoriels, en vidéos, et du changement de difficulté. Là où le jeu pourra perdre quelques-uns d'entre vous c'est sur le fait qu'il soit totalement en anglais avec un doublage japonais, nous regrettons donc que le jeu ne soit pas traduit en français, quand bien même il soit fréquent que les J-RPG soient anglophones pour l'outre-archipel. Concernant les différents menus, ces derniers sont soignés et bien détaillés, aucune chose à redire sur leur ergonomie, et nous avions apprécié tout particulièrement les illustrations des personnages qui apparaissent, lorsque nous effectuons des changements sur ces derniers. D'ailleurs, en parlant de changements, vous avez bien-sûr la possibilité de d'échanger les items de vos héros, d'améliorer vos attaques mais aussi d'ajouter une petite touche de personnalisation en modifiant les vêtements. Ces points ne nous éloignent donc pas d'un RPG, mais nous aurions appréciés pouvoir modeler notre personnage à notre guise, comme dans God Eater 3 par exemple (mais nous pouvons déjà jouer avec un perso féminin , c'est déjà plutôt pas mal !). Une fois lancé dans le jeu, et en passant outre les temps de chargement un peu longuets, la monotonie se fait assez vite ressentir, The Caligula Effect : Overdose est plutôt linéaire, où nous enchaînons les donjons sans avoir à trop se creuser la tête, quand bien même des quêtes secondaires se présentent à nous, et il n'y a aucun mode multi-joueurs. Les phases de combat se fait de façon old school en "tour par tour", avec une petite différence face aux standards : la possibilité d'ajuster un timing d'attaque ainsi que de visualiser votre action avant de valider cette dernière dans le mode "Memory Chain". Ainsi vos combats seront plus épiques et vous verrez à l'écran des actions plutôt badass, que ce soit avec des armes futuristes ou plus basiques.
Image Image Image Image

Notes

Gameplay

14 / 20
Si quelques nouveautés ont été intégrées dans cette nouvelle édition, comme par exemple des animations en combat inédites, le gameplay reste fidèle à la version de la console portable de Sony.

Graphismes

12 / 20
C'est peut-être le point noir de The Caligula Effect : Overdose, avec un rendu-image qui n'est clairement pas au goût du jour : des décors pixelisés, quelques ralentissements mais aussi une impression un peu "brouillon" suite à une cinématique.

Bande son

17 / 20
Le jeu est truffé de musiques Vocaloïd ! Ce qui donne au final un univers musical très complet, d'autant plus que les développeurs ont rajouté un thème supplémentaire pour leur portage.

Scénario

17 / 20
L'histoire du jeu propose pas mal de sujets plutôt sombres et va également narrer le passé de plusieurs personnages qui vous accompagnent. De plus, dans cette nouvelle édition du jeu, de nouvelles fins sont disponibles.

Durée de vie

15 / 20
Malgré le fait qu'il n'y a pas de mode multi-joueurs et que le jeu soit un chouïa linéaire, The Caligula Effect : Overdose propose une durée de vie satisfaisante en ce qui concerne le scénario principal. Comptez bien-sûr des heures supplémentaires pour les quêtes annexes !

Conclusion

14 / 20
En conclusion, si vous aviez dans l'idée de vous essayer dans à cette saga de chez FuRyu,The Caligula Effect : Overdose propose pas mal de nouveautés pour ce qui n'était à la base juste qu'un "portage". Ce jeu se démarque de façon exemplaire par rapport à d'autres RPG, de part un OST très riche, un scénario lugubre mais bien approfondi, ainsi que des phases de combat bien menées. Cependant il y a également des détails un peu moins glorieux notamment à propos du cheminement linéaire de l'histoire mais aussi des graphismes plutôt décevant sur nos consoles de salon actuel.

Ecrit par Luthiel le 05/03/2019 à 15h07

Avatar Adeline MARTIN adeline.martin@gamikaze.com Biographie : Alors que je n'étais encore qu'une jeune padawan j'aimais déjà beaucoup la culture pop (que ce soit les manga, les films ou les jeux vidéos). Aujourd'hui cette passion ne s'est pas perdue : je suis devenue maître jedi en ce qui concerne la manipulation des manettes de consoles. Je joue d'ailleurs à plusieurs genre de jeux vidéos mais donnez moi un super jeu d'Aventure, de Survival-Horror ou de Sport, et je serai une gameuse comblée ! \(^O^)/ Consoles : PS4, PS3, Nintendo SWITCH, Nintendo WII U

Les commentaires des joueurs

Poster un commentaire