Test Just Cause 4 Playstation 4 - Gamikaze
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Test : Just Cause 4

Jaquette

18 ans et plus Violence


Sortie : 4 Décembre 2018

Saga : Just Cause
Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Square Enix

Type : Action/Aventure

Support : Blu-Ray

Seulement trois ans après la sortie de Just Cause 3, le studio Avalanche revient en cette fin d'année 2018 avec Just Cause 4. Toujours plus grand, toujours plus loin, toujours plus fou ! Ce quatrième opus est un réel épisode ou simplement une version réchauffée du 3 ? On décortique tout ça avec vous.

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Michael Bay peut aller se rhabiller !
Rico Rodriguez, les joueurs commencent à bien le connaitre puisqu'il est le protagoniste de la saga depuis le premier opus sorti en 2006. Le surhomme adore détruire absolument tout sur son passage sans même être essoufflé une demi-seconde et clairement rien ne peut l'arrêter. Le gros argument de ce quatrième opus, était la promesse des effets météorologiques mais nous y reviendront en détail un peu plus tard. Très clairement, Just Cause 4 est la suite directe direct du trois ou notre mercenaire et son armée du Chaos vont tenter d’annihiler les plans d'Oscar Espinosa qui dirige l'organisation sobrement intitulée "La Main Noire". Dans le contexte, nous sommes assez proche de ses aînés puisque c'est toujours un peu le même chemin mis en place : Un certain général a renversé le gouvernement en place et prend possession de l'île en y installant une tonne de base militaire ce qui aura pour effet de répandre la terreur auprès des habitants de cette île. Cette île d'ailleurs, se nomme ici Solis et Rico risque de rencontrer un ennemi peu commun puisque le vilain Oscar Epinosa utilise des armes météorologiques et peu donc "contrôler" la météo... La météo comme arme de guerre ? Mais c'est parfait pour un mec comme Rico ! Toujours plus loin, toujours plus fou, la testostérone est poussée à son paroxysme et le titre n'a rien à envier aux production Hollywoodiennes même s'il s'en inspire grandement. Tout ceci est bien évidemment saupoudrée d'une légèreté profonde et c'est clairement l'une des marques de la fabrique. Entendez par-là que le titre ne se prend pas vraiment au sérieux et proposera au joueur une aventure bac à sable à souhait qui repousse les limites à chaque nouvel épisode. Si des nouveautés sont les bienvenues dans ce Just Cause 4, le titre est malheureusement ponctué d'une avalanche de défauts qui risquent de faire grincer certaines dents...
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Une tornade ? Même pas peur !
Très proche de ses ainés en matière de scénario, la mission de Rico consistera à libérer les régions une à une en éliminant les soldats de la main noire et en explosant tout sur son passage accessoirement pour atteindre Oscar Espinosa et le liquider ainsi que l'arme de destruction massive et météorologique de ce dernier. On vous l'accorde, ce n'est pas spécialement recherché et nous avons déjà eu l'impression de voir ça quelque part sachant que l'action et les explosions prendront carrément le pas sur le scénario. Vos missions, à conditions qu'elles soient débloquées, vous avez la liberté de les choisir dans l'ordre que vous voulez. Malheureusement, elles ne sont pas spécialement variées et on se retrouve souvent à faire la même chose : tuer une tonne d'ennemis, rechercher des panneaux de contrôle, exploser le tout et libérer des soldats qui se joindront à votre cause. Vous aurez la possibilité de faire avancer vos troupes directement sur la map pour agrandir votre possession des zones. Rico est toujours ultra équipé grâce à son grappin, parachute, wingman et les nombreux véhicules qu'offre le titre. Dommage que la jouabilité ne soit pas au top et les mouvements de Rico ultra imprécis malgré une fluidité impressionnante... On se retrouve bien souvent sous une avalanche de balles et grenades ennemis et lors de l'utilisation du grappin pour se sortir d'un mauvais pas, il arrive que notre Rico ne soit plus maître de lui-même et s'enfonce dans un décor pour y mourir lentement. De même pour les véhicules terrestres qui manquent clairement de profondeur. A contrario, que ce soit le parachute, le wingman ou les véhicules aériens, une meilleure optimisation a été faite et il est bien plus facile de se déplacer en défiant les lois de la gravité.
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Un bon gros défouloir sur terre ou dans les airs
Même si Just Cause 4 comporte énormément de défauts, il n'en reste pas moins un bon gros défouloir et de ce côté, c'est assez jouissif sans oublier les nouveautés implantés ici. Notre grappin ne nous permet pas uniquement de nous déplacer rapide puisqu'il intègre ici des améliorations que vous pourrez modifier au fil de votre campagne. Au nombre de trois modificateurs, le grappin accueille maintenant des ballons (à la manière du Fulton dans MGS V), du treuil et un d'un propulseur dont vous pourrez réguler la puissance. Ces ajouts sont sympathiques mais au final assez répétitifs. Les gunfights restent toujours aussi bordéliques et la même erreur est ici répétée : 50 balles dans le buffet d'un mec pour qu'il tienne encore sur ses genoux, ah ouais... Vous vouliez en savoir plus sur les effets météos du type tornade etc ? C'est plutôt une bonne idée sur le papier, mais les tornades et autres tempêtes auront d'utilité uniquement dans les missions scénarisées dédiées... Vous pourrez en croiser sur votre route pendant l'exploration, mais sans vraiment d'interaction avec. Nous sommes sur PlayStation 4 Pro avec une TV 4K et Just Cause 4 ne sera clairement pas la claque graphique de l'année, si direction artistique est plutôt bonne dans l'ensemble, tout le reste est gâché par un aliasing omniprésent, des textures bien souvent baveuses et en demi-teinte, ainsi qu'un clipping monstrueux notamment lors des virées aériennes. C'est clairement dommage étant donné que l'île à de la gueule et les effets de lumière et d'explosion en jette proprement. Just Cause 4 restera dans son ensemble un bon défouloir malheureusement trop vide on y regardant de plus près... Les nombreux bugs et autres crashs n’arrangent pas les choses et l'IA des ennemis est toujours autant à la ramasse.
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Notes

Gameplay

13 / 20
Le mot d'ordre de la saga Just Cause, c'est la liberté et ce quatrième opus nous prouve une fois de plus que le joueur est totalement libre de ses actions. Parachute, grappin, wingman, véhicules terrestres, aériens, marins... Une tonne de possibilité d'offre à vous même si certains véhicules manquent de consistance dans la conduite. Les gunfights toujours aussi nerveux et explosifs souffrent encore une fois de l'IA totalement à la ramasse.

Graphismes

12 / 20
Certainement pas la claque de l'année, Just Cause 4 se trouve carrément trop proche de Just Cause 3 en termes de graphismes. Si les jeux de lumière et d'explosion sont plutôt bien foutus, l'aliasing, le clipping et les textures ternes entachent vraiment cette experience.

Bande son

15 / 20
Vous aurez le choix entre des doublages entièrement en Anglais ou en Français qui sont plutôt convaincant. Si les dialogues sont pour la plupart prévisible, le casting Français est tout de même 5 étoiles : Boris Rehlinger (voix VF de Jason Statham) ou encore Arthur Pestel (Edward Elric dans FMA pour ne citer qu'eux) s'en donnent à cœur joie et nous offrent une très jolie VF.

Scénario

12 / 20
Une fois n'est pas coutume, le scénario dans un Just Cause, c'est toujours en second plan. Just Cause 4 ne déloge pas à la règle puis-qu’encore une fois, c'est les sensations fortes et la liberté de tout détruire qui prime sur le scénario.

Durée de vie

14 / 20
Comptez environ 25 heures de jeu pour venir à bout de l'histoire principale et encore davantage si vous comptez contrôler la totalité de l'île et remplir chaque mission annexe.

Conclusion

13 / 20
Just Cause 4 est une furieuse aventure qui repousse les limites instaurées par ses ainés. Malheureusement, le plaisir de jeu s'estompe assez rapidement après quelques heures de jeu... Avec un scénario anecdotique et des mécaniques de gameplay parfois imprécis, une réalisation graphique en demi-teinte et quelques bugs, le titre sait également faire plaisir au joueur en offrant un défouloir monstrueux et une diversité d'environnements. Les nouveautés du grappin font également plaisir à voir, mais pas sûr que tout cela puisse scotcher le joueur devant sa console sérieusement.

Ecrit par Vysen le 06/12/2018 à 16h55

Avatar Brice Heitz brice.heitz@gamikaze.com Biographie : Baignant dans l'univers du jeu vidéo depuis tout petit, le cinéma, la culture Japonaise ainsi que les mangas et animes, la passion s'est toujours étendue depuis toutes ces années et continue de s'agrandir ! Plutôt axé RPG, J-RPG, Jeux de baston, Arcade et FPS. I need coffee.

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