Gamikaze
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Test : God Eater 3

Jaquette

16 ans et plus Violence


Sortie : 8 Février 2019

Développeur : Bandai Namco
Editeur : Bandai Namco

Type : RPG

Support : Blu-Ray

Depuis 2010, Bandai Namco renouvèle sa saga God Eater, apparu initialement sur PSP puis sur Playstation 4 qui a ainsi réussi à atteindre son public hors du Japon. Quasiment trois ans après la sortie de God Eater 2, les éditeurs connus également pour les jeux tels que Jump Force ou SoulCalibur nous offrent le troisième volet de God Eater sur la console de salon de Sony, soit le 8 février 2019. La série, souvent mêlée à Monster Hunter ou Toukiden doit maintenant se frayer un chemin vers le succès entre ces derniers qui se chamaillent la première place du podium. Alors qu'en est-il de God Eater 3, a-t-il lui aussi ses chances de rentrer dans la concurrence ? C'est ce que nous allons analyser dans ce qui suit.

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Un univers post-apocalyptique bien réussi
D'entrée-de-jeu nous vous annonçons le petit changement dans cet épisode 3, à savoir que le développement n'était cette fois-ci plus entre les mains de Shift mais bien de Marvelous Entertainment, entreprise notoire en termes de production de japanime ou de jeux vidéo aux allures de manga. Rappelons aussi qu'il n'est pas nécessaire d'avoir joué à la version précédente pour suivre l'histoire du petit dernier, et que vous pourrez vous procurez celui-ci pour environ une cinquantaine d'euros. Maintenant que les bases sont posées, nous allons entamer ce test en nous plongeant dans un univers post-apocalyptique. Bâtiments démolis, ville ravagée, personne à l'horizon à part les Aragami semant le trouble dans les environs, pas de doute, nous sommes bien au coeur de God Eater 3. Penchons-nous sur les graphismes, qui sont bien-sûr réalisés sur une base manga, très coloré, mais un rendu-image qui ne diffère pas trop de la version précédente. Les textures sont certes un peu plus soignées mais n'ont rien d'extravagantes sur une console dite "next-gen" même si elles restent tout de même raisonnables et que les personnages sont plus détaillés. S'ajoute à cela, un environnement musical approprié au thème du jeu, bien qu'aucune OST ne reste forcément gravée dans les esprits, et une petite déception au sujet de notre personnage principal qui restera muet lors des dialogues mais qui se fera pourtant bien entendre en phase de combat. Des terrains aux styles condensés et simplifiés, vous invitent à une chasse aux Aragami un peu plus sereinement que dans God Eater 2. Enfin, question ergonomie, les menus sont fluides et lisibles mais les temps de chargements sont un tantinet longuet entre les missions et le "retour à la base" (et vice-versa).
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Oh ! Un Neko !
Concernant le contenu et le scénario de God Eater 3, nous nous embarquons donc comme vous le savez d'ores et déjà dans un monde post-apocalyptique en incarnant un GEA (God Eater Adaptif), ces jeunes-soldats enrôlés par une organisation pour affronter les Aragami à l'aide de leurs armes divines (ou God Arc) afin de sauver l'humanité, alors que ces derniers n'ont en l'espèce aucune considération et sont traités tels des prisonniers. Vous l'aurez compris, l'histoire se présente un peu plus sombre et n'en reste pas moins inintéressante et bien ficelée pour les joueurs, qui misent aussi bien sur la forme que le fond même si le scénario contient parfois des longueurs. D'ailleurs l'aventure se dévoile entre les phases de missions par des cinématiques ou en abordant les PNJ où vous aurez quelques fois la possibilité de répondre par diverses phrases. Le mode scénario nécessitera énormément d'investissement en termes d'heures de jeu à fournir, d'autant plus qu'un mode online y est présent, rallongeant considérablement la durée de vie du jeu. God Eater 3 dévoile un autre côté immersif, à savoir de créer et de personnaliser votre héros. Après avoir fait votre choix entre un personnage féminin ou masculin, ainsi que son nom et son matricule, se présente à vous la phase de personnalisation. Votre personnage est modelé à votre guise selon ce qui est proposé, à savoir : une dizaine de coupes de cheveux en n'oubliant pas leurs couleurs (à la teinte près grâce au nuancier), l'expression du visage, la couleur des yeux et de la peau, les différents accessoires, par exemple les piercings, les oreilles de neko ou les lunettes de visées futuristes, et enfin l'intonation de la voix de votre protagoniste. Pas de doute, les fans de manga trouveront leurs comptes malgré le contenu de personnalisation qui est un poil en-dessous de la version précédente mais reste tout de même suffisant, ce qui est un bon point pour les amateurs de RPG qui n'aiment pas trop s'attarder sur ce point.
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Affrontez les ennemis les plus redoutables avec vos alliés !
Nous nous retrouvons au dernier point qui est le gameplay. La prise en main se fait sans surprise plutôt facilement sur une manette de PS4, nous ne sommes pas là à nous broyer les doigts dans des exécutions difficiles in-game et va justement s'adapter aux plus novices, grâce au didacticiel bien (trop) détaillé, s'effectuant sur plusieurs missions, s'effectuant sous la forme suivante : à chaque mission du tutoriel, une nouvelle commande. Ce point plutôt rassurant pour les nouveaux venus leur permettra de aisément avec l'univers de God Eater pour s'attaquer à la suite, les combats.
Ces derniers se font beaucoup plus endurants que dans le second opus, que ce soit les aragami, les PNJ ou votre héros, les gestes seront plus fluides et rapides. D'ailleurs, la manière des bestiaux d'aborder le combat va changer au fur et à mesure de l'avancée de ce dernier, créant ainsi un réel dynamisme, vous contraignant à changer votre tactique. Et cette stratégie en combat se fera justement en ayant la possibilité de changer votre arme en mode combat rapproché notamment avec vos deux épées ou en mode éloigné avec votre gun futuriste mais aussi en vous protégeant grâce à votre bouclier. Ici, il s'agit seulement des armes disponibles au commencement mais bien naturellement vous aurez la possibilité d'en débloquer d'autres et de les améliorer. Le dynamisme ne s'arrête pas là, car vous pouvez activer le mode "symbiose" avec les PNJ qui vous accompagnent (que vous aurez parfois choisi avant le début de la mission), ce dernier mode renforçant les attaques que vous exécuterez en même temps que le PNJ sur le même monstre. C'est donc par le biais de tous ces éléments, que vos missions de chasses diffèrent plus ou moins d'un Monster Hunter.

Notes

Gameplay

16 / 20
Une prise en main se faisant crescendo pour les débutants ou pour ceux qui souhaitent une piqure de rappel, ça ne fait pas de mal et les développeurs l'ont compris. Les diverses possibilités d'armes et de tactiques de combat rajoutent un côté bien plus dynamique.

Graphismes

13 / 20
: Les graphismes ne sont clairement pas à la hauteur d'une console Next gen, et sont à peine mieux que dans God Eater 2, même si ces derniers restent quand même corrects et plus détaillés.

Bande son

14 / 20
Niveau bande son, les musiques s'accordent bien avec l'univers, nous ne retrouvons pas de thème forcément emblématique. Par-dessus le tout, ce qui reste dommage, c'est le fait que notre personnage reste muet lors des dialogues.

Scénario

15 / 20
Les joueurs sont directement plongés dans un monde post-apocalyptique et un scénario assez noir mais qui contient tout de même un fond intéressant en oubliant les longueurs et nous nous attendons au moins à cela pour parer à un Monster Hunter !

Durée de vie

18 / 20
Avec le mode scénaristique qui vous demandera beaucoup de consécration et un mode online disponible, la durée de vie de God Eater 3 est considérable. Pas de toute, il y aura de quoi faire pour ce mois de février !

Conclusion

15 / 20
En conclusion, God Eater 3 se distingue de ses proches cousins et trouve sa place dans ce domaine. Les nouveaux ajouts des développeurs à cet opus y sont pour quelque chose. Le jeu n'est peut-être pas encore à la pointe de ce qu'il se fait actuellement en matière de graphismes, mais le gameplay et l'histoire séduisent toujours autant les fans et savent accueillir le nouveau public.

Ecrit par Luthiel le 17/02/2019 à 11h37

Avatar Adeline MARTIN adeline.martin@gamikaze.com Biographie : Alors que je n'étais encore qu'une jeune padawan j'aimais déjà beaucoup la culture pop (que ce soit les manga, les films ou les jeux vidéos). Aujourd'hui cette passion ne s'est pas perdue : je suis devenue maître jedi en ce qui concerne la manipulation des manettes de consoles. Je joue d'ailleurs à plusieurs genre de jeux vidéos mais donnez moi un super jeu d'Aventure, de Survival-Horror ou de Sport, et je serai une gameuse comblée ! \(^O^)/ Consoles : PS4, PS3, Nintendo SWITCH, Nintendo WII U

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