BigBen dans la tourmente
le 19/02/2026 12:08 - par SpaceMonkey

Dans la série « les finances, c’est plus compliqué qu’un boss final », voilà qu’un autre acteur français du jeu vidéo traverse une phase… disons… délicate. Après Ubisoft et ses turbulences bien médiatisées, c’est désormais BigBen Interactive, maison mère de NACON qui admet avoir un léger souci de trésorerie. Un détail technique, vraiment : l’entreprise n’est tout simplement pas en mesure de rembourser une partie d’un emprunt contracté en 2021.

Un prêt obligataire de 87,3 millions d’euros, échéance février 2026. Jusque-là, rien d’extraordinaire dans le monde merveilleux de la finance d’entreprise… sauf qu’à l’approche de la date fatidique, il reste encore 59,1 millions à rembourser. Et malgré une tentative de refinancement à hauteur de 43 millions auprès d’un groupe de banques françaises, ces dernières ont finalement fermé le robinet, invoquant un manquement contractuel lié à l’information fournie par BigBen. La société conteste l’analyse juridique, bien sûr, mais contester une facture ne la règle pas.

Résultat : même partiellement, le remboursement n’aura pas lieu à la date prévue. Et dans le langage feutré des communiqués financiers, cela signifie surtout que l’entreprise doit maintenant négocier avec ses créanciers… ou envisager une restructuration de dette encadrée par la justice commerciale. Traduction moins diplomatique : soit tout le monde s’arrange autour de la table, soit la procédure judiciaire s’invite à la réunion.

Si aucun accord n’est trouvé, plusieurs scénarios très élégants existent : sauvegarde, redressement judiciaire, voire liquidation. Des termes que personne n’aime prononcer à voix haute, mais qui figurent désormais noir sur blanc dans les possibilités.

Cette situation a logiquement fait réagir NACON, dont Bigben détient la majorité du capital et des droits de vote. L’éditeur, connu pour ses accessoires gaming et pour publier des titres comme Styx : Blades of GreedRoboCop : Rogue CityHell is Us ou encore Test Drive Unlimited : Solar Crown  explique examiner avec la « plus grande attention » les conséquences possibles sur ses propres activités. En langage courant : tout le monde regarde les comptes avec une loupe.

Le groupe dirigé par Alain Falc se retrouve donc à un moment charnière. Entre négociations financières, pression bancaire et incertitudes structurelles, l’entreprise doit maintenant convaincre ses partenaires qu’elle peut redresser la situation ou, au bigmum, gagner du temps.



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