Pendant plus d'une décennie, Castlevania a vécu une existence assez particulière. La licence regardait tranquillement des dizaines de studios sortir des metroidvanias inspirés de Symphony of the Night pendant que Konami semblait avoir oublié où elle avait rangé Dracula. Mais les choses changent enfin. À l'occasion du Xbox Games Showcase, Konami et Evil Empire ont confirmé que Castlevania : Belmont’s Curse sortira le 15 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series et Nintendo Switch. Et pour une fois, il ne s'agit ni d'une compilation, ni d'un remaster, ni d'une collaboration improbable avec un autre jeu. C'est un véritable nouvel épisode. Il faut remonter à Castlevania : Lords of Shadow 2, sorti en 2013, pour retrouver la trace du dernier épisode inédit de la série. Treize ans. Une durée suffisamment longue pour qu'une partie du public découvre le terme "metroidvania" sans même avoir joué à un Castlevania. Belmont’s Curse marque donc le véritable retour de la franchise, avec Evil Empire au développement et Motion-Twin en soutien, un duo qui connaît plutôt bien son sujet lorsqu'il s'agit de créer des jeux d'action en 2D exigeants.
Un Paris médiéval infesté de monstres
L'histoire se déroule en 1499, soit vingt-trois ans après les événements de Castlevania : Dracula’s Curse. Les joueurs incarneront une descendante de Trevor Belmont, chargée d'empêcher la destruction d'un Paris médiéval littéralement envahi par les créatures de Dracula. Le programme s'annonce relativement classique pour un Belmont : explorer une ville en ruines, traverser des quartiers infestés de monstres, escalader des tours inquiétantes et finir par pénétrer dans un château qui semble avoir été décoré exclusivement par des architectes souffrant de traumatismes gothiques. Bref, une journée normale dans l'univers Castlevania.
Le fouet reprend sa place au centre du jeu
Konami insiste particulièrement sur un point : Belmont’s Curse ne cherche pas à devenir un roguelike. Une précision qui n'arrive pas par hasard à une époque où la moitié de l'industrie semble incapable d'annoncer un jeu indépendant sans y glisser une génération procédurale et une boucle de progression infinie. Ici, le studio promet une aventure structurée, riche en exploration et en secrets, directement inspirée de classiques comme Symphony of the Night ou Super Castlevania IV. Le légendaire Tueur de Vampires sera évidemment au cœur du gameplay, aussi bien pour les combats que pour l'exploration. Les joueurs pourront également débloquer différentes armes secondaires et compétences afin d'accéder à de nouvelles zones. Autrement dit, du vrai Castlevania. Le genre de phrase qui suffit déjà à rassurer une bonne partie des fans.
Le début d'un retour plus ambitieux
Le plus intéressant se trouve peut-être dans ce que Konami a laissé entendre autour du projet. L'éditeur affirme que Belmont’s Curse n'est que la première étape du retour de Castlevania. Dans le cadre des célébrations du quarantième anniversaire de la licence, Konami évoque déjà d'autres projets à venir et affirme que "les portes de Castlevania s'ouvrent à nouveau". Une déclaration qui ressemble fortement à un test grandeur nature. Si Belmont’s Curse rencontre le succès espéré, Dracula risque donc de recevoir encore beaucoup de visites dans les années à venir. Et après treize ans d'absence, il serait sans doute malvenu de lui laisser croire qu'il allait enfin pouvoir profiter de sa retraite.
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