|
Le retour du grand chasseur de démons au cœur tendre et fou de la gâchette refait surface, après de longues années d’attente, dans un quatrième opus mettant en avant encore une fois les forces sombres menaçant notre monde. Notre fidèle démon aux cheveux blancs sera-t-il à la hauteur ? Réponse dans ce test.
Tout d’abord petit récapitulatif sur l’histoire de cette saga concoctée par Capcom, il y a 2000 ans un démon du nom de Sparda s’est retourné contre ses semblables afin de protéger les humains, par son sacrifice et celui d’une femme il arriva à ses fins et laissa derrière lui deux enfants nommés Dante, notre héros rock’n’roll, et Vergil avide de pouvoirs, ces deux jumeaux se sont haïs et ont vu leur chemin se séparer par la mort de Vergil (DMC1). Ce nouvel opus se situe quelques années après le 1er et à notre grande surprise Dante n’est pas le héros principal de cette dernière trame. En effet, ce dernier est remplacé par Nero, ressemblant à un jeune Dante, dont on vous dira juste que c’est un jeune chasseur de démons qui agissent pour l’Ordre, sorte d’organisation religieuse qui vénère leur cher sauveur Sparda, souhaitant venger la mort de son mentor qui a été tué par Dante, mais qui rencontrera à travers son chemin beaucoup de démons et plein de vilaines personnes, un peu normal on ne s’attendait pas à allez aux champignons !
Notre nouvel héros, si nous pouvons le qualifier ainsi vu qu’il ressemble tout de même à Dante, est aussi charismatique que le précédent et propose une panoplie de coups et d’enchaînements divers et variés entre sa Red Queen, épée longue injectant un fluide brûlant à ses ennemis, et son revolver Blue Rose avec lequel vous pourrez par la suite tirer des balles à puissantes recharges. Et petite nouveauté notre chère Nero possède de plus une main diabolique du nom de Devil Bringer avec laquelle vous pourrez non seulement attraper vos ennemis mais aussi vous servir comme étant un grappin afin d’accéder à certains endroits inaccessibles. J’entends déjà les personnes crier au boycotte rendez nous notre Dante on ne veut pas d’une jeune copie conforme au héro, rassurez vous Dante sera de la partie et bien entendu il offrira une tout autre jouabilité que celle de Nero et de plus cette dernière sera la plus complète et intéressante.
Ainsi à mi-parcours du jeu vous retrouverez le très cher Dante qui sera doté tout de suite de ses quatre styles de DMC3, ainsi on retrouvera avec plaisir SwordMaster ou bien encore le Trickster, ses fameux Ebony & Ivory et bien sûr tous ses autres pouvoirs de démons et armes que vous récolterez durant l’ascension du jeu. Passons plus en profondeur au niveau des caractéristiques du jeu, ce qui saute à première vue est l’aspect graphique et on se prend une vraie claque, les décors sont variés, très détaillés et vivants. Il en est de même concernant les différents protagonistes, le jeu de lumière est très réussi notamment sur certains niveaux comme par exemple celui de la forêt ou l’effet de lumière est bien retransmis, ou encore les conditions climatiques comme une tempête de neige, de pluie, juste petit bémol à la réalisation des ombres qui sont totalement laissées de côté et bourrées d’aliasing. Les boss, quant à eux, sont colossaux et montrent leur férocité et leur puissance à travers diverses explosions, éléments du décor qui se cassent, tout est mis en scène afin d’être immergé dans des combats titanesques tels un God Of War. De ce côté-là Capcom nous a fait du bon travail et ça se voit, nos pupilles en prennent plein la vue. Côté gameplay nous sommes tout aussi bien gâtés, en effet, la prise en mains est simple et c’est avec facilité (parfois même trop) que nous enchaînons nos ennemis à coups d’épées, de guns ou encore de pouvoirs démoniaques, le but principal étant bien sûr d’enchainer ses ennemis avec la plus grande classe possible afin de récolter des points de style répertoriés sous plusieurs catégories allant de la D à la classe SSS étant la plus haute. Du point de vue de Nero, vous aurez la possibilité de dégager le fluide de votre Red Queen afin de rendre votre épée brulante pour infliger beaucoup plus de dégâts. Maintenir la gâchette de votre Blue Rose afin de tirer des balles plus fortes et perforantes, utiliser votre Devil Bringer afin d’écraser vos ennemis avec plus de férocité et bien entendu utiliser votre Devil Trigger afin de vous transformer en démon.
Pour Dante c’est tout autre chose, vous avez d’une part la possibilité de basculer entre les différents styles en temps réel via le pad directionnel ce qui offre donc une très grande fluidité lors des combat et permet d’adapter vraiment votre style face à la situation que vous vivez sur le moment, très bonne initiative de Capcom qui permet de rendre les combats encore plus frénétiques et sauvages (à noter que Nero ne possède pas de style comme Dante) donc plus besoin de s’arrêter devant la statue dorée afin de changer de style on s’adapte à la situation et c’est tant mieux. Dante se verra aussi doté de plusieurs items tels un fusil, et autres pouvoirs démoniques comme Lucifer… et bien entendu son Devil Trigger qui s’est permis une nouvelle customisation. Coté bande-son c’est correct on a toujours droit à des thèmes fusionnant rock et symphoniques même si ces derniers sont légèrement inférieurs à ceux du DMC3, les doublages sont de bonnes qualités, et tout autres explosions, lames, coups de feu sont bien retransmis. Autre nouveauté de ce quatrième opus ce sont l’apparition des âmes fières, ne vous inquiétez pas même si ce nom parait tordu voyez en cela uniquement des points bonus d’attribution pour vos armes, aptitudes. En effet, on n’achète plus ses compétences avec des orbes rouges, ces derniers permettent uniquement d’acheter des objets dans ce volet, mais nous louons nos caractéristiques. Petit exemple pour illustrer, à la fin de chaque missions vous aurez un certain nombres d’âmes fières donc points de compétences attribuer en fonction de votre style, de votre durée à finir la mission et autres éléments, une fois cela fait vous pourrez personnaliser vos armes ou pouvoirs démoniaques afin de les rendre plus forts et apprendre d’autres enchaînements mais voilà la différence ici c’est qu’on ne paye pas ces compétences on les loue si bien que si vous vous apercevez que finalement si une capacité ne vous est d’aucune utilité vous aurez la possibilité de la revendre et reprendre la totalité de vos âmes.
Passons maintenant aux points sombres du jeu, le gros point faible reste encore et toujours son scénario assez accentué série rond, rien d’innovant dans cet opus, une histoire sentimentale entre notre jeune chasseur et une certaine Kyrie, de nouveaux et anciens personnages, juste quelques dialogues sont intéressants en somme sinon « des démons viennent envahirent le monde des humains vite il faut les chasser » ne vous attendez donc pas à un scénario vous expliquant les relations entre Nero et Dante ou autres buts des personnages. Autres point faible mais pas du moins une surprise pour les connaisseurs de la série c’est sa durée de vie, en effet, on bouclera le jeu en une dizaine d’heures pour la quête principale auquel s’ajoute quelques missions secrètes, vous aurez aussi la possibilité d’utiliser des personnages bonus afin de refaire le jeu, ou bien encore refaire vos missions afin d’exploser vos scores à noter de plus que le PS Store permettra de voir et de comparer vos scores par rapport aux joueurs du monde entier.
Graphismes : 18/20 c’est très beau les décors ont bénéficié de beaucoup de travail, les personnages sont très charismatiques, les boss font preuves de beaucoup de férocité et cela se voit par leur design avec un bestiaire tout à fait réussi, seul petit point noir sur ce joli tableau, la qualité des ombres. Il n’y aucun changement par rapport à la version Xbox 360, contrairement à ce qui était dit Gameplay : 17/20 le système de switch entre les styles pour Dante sont très bien pensé et rapide à prendre en mains tout comme Nero avec son bras diabolique, tout cela permet de sortir différentes parades, combos avec une certaine aisance et fluidité on n’a donc plus à faire aux erreurs des précédents opus. On peut noter que le Sixaxis est légèrement plus agréable pour manier nos héros. Durée de vie : 10/20 encore une fois propre à la série des DMC c’est du très court à compter donc une dizaine d’heures pour 20 chapitres même si les missions secrètes sont toujours d’actualité, le seul challenge serait donc de refaire les missions afin d’exploser les meilleurs scores sur le live. Bande-son : 14/20 le mélange entre rock frénétique et chants d’église mélodiose plonge le joueur dans cet univers à part, les bruitages sont réussis ainsi que le doublage des personnages. Note générale : 18/20 on l’attendait depuis longtemps et c’est avec grande joie que nous accueillons ce tout dernier opus de Capcom nous offrant à la fois l’un des volets les plus abouti de la série en terme de jouabilité et de graphismes. On évoluera avec plaisir dans ce monde si particulier, découpant avec frénésie tout sur notre passage si bien qu’on en oublie les effets noirs d’ombres et son scénario très léger. Prenez donc votre manette et éveillez le démon qui sommeil en vous. Les versions Playstation 3 et Xbox 360 sont identiques à tout point de vue, chose importantes à souligner, étant donné une différence de prix entre les deux versions. Devil May Cry 4 sur Gamikaze.
Commentaires () |
|
|
|
|
|