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Race Driver : GRID Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Kaophonic   
10-05-2008
Par le biais d’une version de démonstration (disponible dès aujourd’hui sur le Marketplace), nous avons pu effectuer quelques courses de Race Driver : GRID, le prochain jeu de pilotage automobile du studio britannique Codemasters., toujours prévu pour le 29 mai de cette année. A défaut de pouvoir juger d’un contenu qui s’annonce prometteur, nous avons eu tout le loisir pour éprouver les sensations de conduite et le visuel.

Dès les premiers tours de roue, le parallèle avec l’autre série du même studio, j’ai nommé Colin Mc Rae, se fait immédiatement sentir. Autrefois simulations pures et dures, où tout excès de zèle est immédiatement sanctionné par une sortie de piste, ces deux licences semblent arborer une toute autre vision du jeu de course. De l’avis même du studio, Gran Turismo, PGR ou Forza misent davantage sur l’aspect collection que sur le plaisir de la conduite, ainsi Ralph Fulton, designer en chef de Grid ajoute : « Quand nous avons cherché à déterminer quel serait le truc de notre jeu, nous avons observé nos concurrents et trouvé que, dans l’ensemble, ils se concentraient sur tout sauf sur l’expérience de jeu ». Ainsi, dès les prémices du développement, la motivation était simple : faire de Grid le plus passionnant et dynamique des jeux de course. Une fois la manette en main, et si cette volonté est plus que louable, on ne peut que nourrir quelques inquiétudes relatives au pilotage, et notamment sur ce côté arcade et grand public déjà observé dans Colin McRae : Dirt. En effet, dès la première course, votre véhicule, normalement monstre de puissance, s’avère extrêmement docile, en bénéficiant d’une adhérence à toute épreuve et d’un freinage surpuissant, et ce même en ôtant les diverses aides au pilotage. En outre, les courses de drift, où il s’agit de marquer des points à la manière des Kudos de PGR, offre une conduite toute en glissage plutôt intéressante mais difficile à appréhender tant les véhicules souffrent du syndrome « savonnette ». Espérons que cette conduite simpliste proposera une marge de progression suffisante pour assurer sur la durée.

 

Si le pilotage ne satisfera surement pas les puristes, les autres se satisferont sans doute d’un dynamisme des courses très largement au-dessus de la moyenne. En effet, rarement jeu de course automobile n’aura proposé des épreuves aussi tendues et truffées de rebondissements. Ce dynamisme est bien aidé par des adversaires retors et particulièrement agressifs, qui n’hésiteront pas à envoyer le joueur dans le décor si ce dernier a le malheur de se trouver sur leur trajectoire. De même, ces concurrents sont dotés d’une intelligence artificielle là encore très satisfaisante, évitant comme ils le peuvent les véhicules échoués sur un côté de la piste, mettant la pression à l’adversaire dans ses roues, commettant des fautes qui les enverront dans le bac à sable : tout est fait pour rendre les courses particulièrement excitante, et vous ne pourrez savourer la victoire qu’une fois la ligne d’arrivée franchie. En outre, les développeurs se sont attachés à rendre l’expérience diablement immersive, d’abord par le biais de graphisme à la hauteur. Paré du moteur Neon (utilisé dans Dirt) reboosté ici, le jeu affiche des couleurs chatoyantes, une modélisation des véhicules tout à fait correcte, des éclairages et des effets de reflet à la hauteur, plaçant dès lors Grid sur le podium des plus beaux jeux de course automobile (surtout lorsque l’on prend en compte la gestion des dégâts admirable et ultra détaillée). A ce constat déjà satisfaisant s’ajoutent quelques détails en faveur de l’immersion, comme la voix du chef d’écurie pendant les joutes, à l’origine de commentaires sur le déroulement de la course, accidents, leaders, usure des mécaniques… De plus, ce dernier a le bon goût de vous appeler par votre véritable prénom, à partir du moment où celui-ci se trouve dans la liste préétablie. De même, pneus et éléments de carrosserie viennent progressivement jonchés la piste, publics nombreux hurlent ou huent, tandis que le moindre choc contre une rampe métallique occasionnera sa déformation.

 

 

Si la gestion des dégâts se veut extrêmement détaillée, rendant compte du moindre choc, elle complique aussi sérieusement la conduite  (direction, passage des vitesses…), et tout pilote en herbe se doit d’être un minimum prudent puisqu’une succession d’accrochages ou un choc trop violent peut entraîner la destruction complète de son bolide. A partir de là, deux chois s’offrent au joueur : abandonner la course (ou la recommencer depuis le début), ou utiliser un système « à la prince de Perse » pour remonter le temps et revenir quelques instants avant le crash fatal. Si ce principe permet d’éviter le fatidique Game Over, il démontre en tout cas l’aspect grand public de ce jeu qui, décidément, pardonne beaucoup. De ce premier essai, nous sommes ressortis avec une impression plutôt mitigée. Si le dynamisme des épreuves est bien présent et occasionnera de bonnes montées d’adrénaline, le tout servi par un rendu visuel à la hauteur, on en peut qu’être dubitatif quant aux sensations de pilotage, très simpliste et sans véritable marge de progression apparente.  Heureusement, un mode carrière sympathique, qui alterne les épreuves et véhicules, et promet de vous faire endosser le rôle de chef d’écurie (avec gestion du recrutement des pilotes et des sponsors). Espérons qu’il soit suffisamment riche pour assurer le renouveau sur la durée.

 

Attente : 3/5

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Race Driver : GRID   sur Gamikaze.


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