L’un des plus grand univers de jeu de figurines Games Workshop, Warhammer 40K, fait surface en cette fin d’année dans un beat’em all sanglant. Frères d’arme préparez-vous il va y avoir du sport !!

Le titre est plutôt violent !
La petite société anglaise Games Workshop est surtout connu pour ses wargames de figurines à la fois médiévale et futuriste depuis maintenant presque 30 ans. Le studio Relic s’est donc lance le défi de reprendre la licence Warhammer 40 K, d’exploiter son vaste univers fantastique. Pour les hérétiques ignorant encore cette univers voice un bref rappel, le monde ne se limitant plus à une seule planète se voit envahir par plusieurs envahisseurs (Aliens, Ork…). Pour préserver l’empire et l’humanité des Spaces Marines s’opposent à ces invasions incessantes. Ces super soldats sont en réalité des hommes génétiquement modifies avec souvent des organes greffés en plus afin de booster leurs capacités physiques et mentale. Ces soldats sont divisés en plusieurs chapitres de guerriers suivant tous un code de conduit différent nommé le Codex Astartes. Space Marine met en avant le chapitre des Ultramarines, chapitre le plus digne et représentatif des Space Marines dans le monde de 40K selon Games Workshop, avec comme personnage principal le capitaine Titus ainsi que deux de ses frères. Le monde Forge attaqué par les Ork, ce dernier ne doit en aucun cas tomber sous peine de voir le destin de l’humanité change. Ces Ultramarines ont donc pour mission d’éradiquer ces hérétiques et de sauver le monde, enfin un des mondes, de cette menace, un scénario des plus basique. C’est donc avec une certaine joie que nous contrôlons le capitaine Titus dans son armure énergétique de 2 mètres, prêt à casser de la peau verte. Le maniement de ce marine est agréable, mais vraiment lourd ce qui peut poser problème au début mais colle parfaitement à la situation, voir Titus aussi agile que Spider-Man n’aurait pas été crédible une seule seconde. Les décors sont riches et respectent fidèlement l’univers de GW, à note qu’ils sont à l’échelle réelle d’après Matthew Berger, GW souhaitant vraiment avoir la taille réelle de ses créations.

Les ennemis ne sont pas très intelligents
Vous parcourrez donc de vastes déserts accompagnés de forteresses gigantesques, le character design tout comme l’environnement est très bien respecté et les fans seront ravis de retrouver leurs figurines enfin animées et vivantes. Cependant si nous avons en face de nous un monde riche et varié il est important de souligner que ce dernier parait vide sans les hordes d’Orks à l’écran et très linéaire, on aurait apprécié un univers un peu plus ouvert laissant la possibilité par exemple de pouvoir assaillir nos ennemis sous différents angles. Côté modélisation des protagonistes les Space Marines possèdent un rendu très fidèle aux figurines sans négliger les moindres détails, parchemin de pureté, logo imperium sur les armes tout y est. En parlant d’armes, justement elles peuvent se dissocier de deux catégories celles de mêlée et à distance. On retrouvera donc la célèbre épée tronçonneuse, hache énergétique mais surtout le marteau tonnerre pouvant écrabouiller en un rien plusieurs Orks. Pour les armes a distance l’original Bolter, plasma ainsi que deux autres armes qui ont étés crées uniquement pour ce titre. Deux catégories d’armes pour deux gameplays différents, si l’arme de mêlée vous mettra au cœur de l’action titanesque, celle à distance vous permettra de jouer les fins soldats afin d’éviter de vous salir au maximum les mains. Ceci étant un paradoxe s’installe, partant sur l’idée qu’un Space Marine ne recule devant rien ni personne ce dernier souvent submerge lors de grandes mêlée prendra vite la fuite pour d’une part recharger son bouclier énergétique, mais surtout isoler un ennemi pour pouvoir espérer un regain de santé. Oublier les barres énergétiques ou autres medics pour vous soigner, car la seule façon de pouvoir réussir à survivre dans ce monde chaotique sera par le sang de vos ennemis, un effet très vampirique.

Certains passages rappellent Gears Of War !
Cela vous obligera donc à assumer votre envahisseur pour ensuite pouvoir l’achever avec votre épée tronçonneuse dans son petit cerveau, fin n’est-ce pas ? Ainsi on aura tendance à se ruer vers les ennemis pour finalement reculer et finir le reste à distance. Lors des exécutions, notamment avec les plus gros cachalots verts, une séance de QTE apparaitra à l’écran et il vous faudra tapoter une touche le plus rapidement possible pour pouvoir enfin réduire à néant cet hérétique. Un système utilise par
Gears of War, par ailleurs la comparaison sautera dès les premières minutes de jeu, mais s’avère totalement différente. Le capitaine Titus aura la possibilité de déclencher sa rage guerrière lui permettant d’avoir une visée précise, voir sa santé régénérée ainsi que d’accroitre sa force. La bande-son quant à elle propose des thèmes épiques accompagnant votre colère frénétique lors des combats, travail plus léger sur le doublage français qui se voit décaler part rapport aux cinématiques. Non exempt de défauts, ce titre laisse apparaitre de nombreux bugs de collisions lors des exécutions sanglantes, des décalages lors de cinématiques, mais surtout des problèmes de camera lors des affrontements au corps à corps rendant certaines combats brouillon. L’aventure principale vous prendra une dizaine d’heure maximum afin de voir enfin le dénouement laissant une certaine ouverture pour les joueurs, mais ce n’est pas pour autant que le jeu doit être rangé dans votre placard car il offre un mode multi assez sympathique. Deux modes de jeu disponible, la conquête de drapeaux et la mêlée par équipe, pour ainsi dire de grands classiques dans les modes online.

C'est le genre de situation où il faut faire face !
Là ou Space Marine se différencie s’est sous la notion de customisation de son héro, si nous étions contraint de jouer les ultramarines dans la champagne solo, ici différents chapitres et couleurs vous seront accordés des Black Templar en passant par les Blood Angels tout y est. Plus vous augmenterez de niveau et plus vous découvrirez de nouvelles options pour customiser votre marine à votre guise, ainsi il est assez rare de trouver le même marine sur le réseau tant que la customisation est poussée. A noter qu’un mode co-op viendra alimenter ce titre proposant jusqu’a quatre joueurs d’affronter des hordes d’ennemis dans le but d’augmenter son scoring, de débloquer de nouvelles parties d’armure. Après avoir travaillé sur l’univers Warhammer sur PC, Relic offre une adaptation pour les consoles de salon assez convaincante qui retransmet assez fidèlement le monde de Games Workshop. Conciliant deux types de gameplay, frénétique au corps à corps et à distance, le titre trouve vite ses limites et ces affrontements se finissent souvent en retraite. Cependant, l’univers séduit et la possibilité enfin de se mettre dans la peau d’un Space Marine est assez jouissif. Un titre qui plaira aux fans et séduira surement les amateurs d’action fantastique.
Notes
Gameplay13 / 20 |
Offrant à la fois un combat à distance et au corps à corps, Space Marine était plaisant sur le papier. On ne se limitera pas au déplacement lourd du héro vu son armure, mais la limite se fait sentir dès lors que les affrontements physiques finissent pour la plupart du temps par une fuite. |
Graphismes13 / 20 |
Sans être novateur, le titre de Relic offre un character design fidèle aux wargames à l’échelle réelle. Cependant, les environnements restent trop vides sans les hordes d’ennemis à l’écran. |
Bande son13 / 20 |
Le doublage français est correct, mais le décalage lors des cinématiques est juste impardonnable aujourd’hui limitant la crédibilité du titre. Les cris d’agonis des Orks, les bruits des armes et autres thèmes sonores sont par contre très bien rendus. |
Scénario13 / 20 |
Connaissant les talentueux récits de Games Workshop, il est assez décevant de retrouver ici un scenario des plus banales qu’il soit. Une entrée assez rapide, des retournements de situations prévisibles, seul l’épilogue offre une certaine réflexion. |
Durée de vie12 / 20 |
Pas le point fort du titre, avec seulement 8 heures de jeu et un mode multijoueur pas plus originale que ça mais qui risque de vous procurer peut être du plaisir dans une partie endiablée à 16 ! |
Conclusion14 / 20 |
Space Marine met en avant un univers très fort et connu depuis fort longtemps. Proposant un gameplay efficace, mais très limité, le titre se laisse cependant parcourir avec un plaisir certain. Le mode multi sympathique et sa customisation ravira les fans. Frères d’armes et amis de la guerre aimant casser de l’Ork laissez-vous tenter. |
Ecrit par Mussino le 11/09/2011 à 11h11
Les commentaires des joueurs
Poster un commentaire