Test Agony Playstation 4 - Gamikaze
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Test : Agony

Jaquette

18 ans et plus Sexe Peur Violence


Sortie : 29 Mai 2018

Site officiel
Développeur : Madmind Studio
Editeur : KOCH Media

Type : FPS/Survival Horror

Support : Blu-Ray

Depuis son annonce, Agony a beaucoup fait parler de lui, et pour cause, il s'agit d'un projet financé sur la plateforme kickstarter ! L'idée étant de vous plonger dans les abimes de l'enfer pour vous y faire vivre une expérience pour le moins.. dérangeante. Défi réussi ?

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Il y a pas l'air comme ça, mais il est inoffensif
Tout d'abord, pour comprendre le jeu, il faut comprendre l'idée des développeurs du studio de Madmind Studio, surtout quand on sait que l'équipe n'est composé que de 9 développeurs ayant fait leurs preuves sur des jeux tels que The Witcher 3 : Wild Hunt ou encore Tom Clancy's The Division. Il ne s'agit donc pas de novices, ce qui n'a pas échappé aux contributeurs de la plateforme kickstarter qui ont participé à une hauteur de 180 000 dollars alors que les développeurs ne demandaient initialement que 66 666 dollars. Une belle réussite donc qui nous laissait présager un titre de qualité. C'est donc avec une certaine impatience que j'ai enfoncé la galette dans la console pour commencer ce qu'on pourrait appeler de descente en enfer. A peine arrivé dans le menu, on comprend qu'il s'agit d'une ambiance vraiment très spéciale qui n'est clairement pas destinée à tout le monde (âmes sensibles s'abstenir). Puis commence notre épopée dans cet endroit dérangeant.. Autant vous le dire de suite, le scénario se fait très discret et nous ne comprenons pas pourquoi notre personnage se trouve là. Certes il y a aura bien quelques écrits, des statuettes à trouver en encore quelques PNJ qui répètent sans cesse les mêmes paroles pour consolider le contexte mais cela ne fonctionne pas.. Surtout qu'une fois lâchée aux commandes, rares sont les explications, la fuite étant la seule chose qui importe. Pour cela il vous faudra trouver la déesse rouge. On ne peut en revanche que reconnaitre le travail effectué au niveau du level-design qui fourmille de détails macabres. Car oui, les développeurs ont donnés un aspect particulièrement répugnant à tout ce qui vous entoure, que ce soit l’apparence des monstres (pour le moins originale), les matériaux ayant servis à l’élaboration des murs qui vous entourent (constitués de crânes, d'os et de de chair humaine) ou tout simplement de remarquer des personnes damnées subissant des tortures très désagréables.
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Les énigmes sont vraiment moyennes
Forcément, enfer rime avec pêché et la luxure y a une place toute spéciale. Ne soyez donc pas étonnés de voir des paires de seins à tout de champs, tout comme des scènes clairement "hot" (pour vous donner une idée, une gestion de la physique des parties génitales est de la partie !). Les damnations ne seraient pas les mêmes sans succubes, c'est évident.. Vous l'aurez compris, le jeu alterne entre mix d'horreur et de sexe et tombe souvent dans le gore glauque (bébés écrasés, femmes enceintes pendus et découpés en deux et j'en passe). Seulement voilà, si le thème de l'enfer est respecté, la qualité graphique ainsi que la finition laisse à désirer. Le titre est sombre et possède un flou (qu'il est possible de désactiver), ce qui lui permet de ne pas montrer les textures qui sont souvent moyennes (se remarque notamment au moment de se cacher ou avec une luminosité élevée). S'ajoute à ça des bugs de collisions et un sérieux problème de tearing qui ne jouent clairement pas en sa faveur. Pour ce qui est du gameplay, celui-ci est particulièrement simple (trop). Vos seules possibilités seront de porter une torche (attention à la jeter au bon moment pour faire diversion), vous cacher des ennemis à travers les piles de cadavres ou des charniers, ramasser des crânes, cœurs, bras à poser à certains endroits pour ouvrir un passage ou encore dessiner des symboles avec votre sang. Ce qui nous laisse avec un titre qui devient rapidement répétitif et pas forcément intéressant (et ce ne sont pas les aptitudes à débloquer qui changeront la donne).. Il y a bien une fonctionnalité sympa qui est le fait de pouvoir se réincarner à travers un PNJ étant dans les alentours. Seulement voilà, si déjà se déplacer sous la forme d'une âme n'ai pas aisé, il vous faudra en plus éviter les murs qui souvent vous bloquerons.. Une idée sympa qui se révèle limité, tout comme le miroir des âmes qui sert de checkpoint uniquement pour vous 3 prochaines morts (sinon, le jeu retourne au point de contrôle précédent). Rigolo au début, celui-ci devient ensuite particulièrement embêtant. Heureusement, on peut le désactiver.

Notes

Gameplay

6 / 20
Les possibilités sont clairement à la ramasse, celles-ci étant bien trop peu nombreuses et pas forcément nécessaires quand elles sont présentes. Les aptitudes à débloquer par exemple sont presque là pour faire jolies et ne servent pas à grand chose. Vos seules capacités sont de pouvoir courir, porter une torche, ramasser des objets et vous cacher.. L'idée de pouvoir se réincarner avec quelqu'un d'autre est une bonne idée malheureusement mal exploitée qui pose plus de problèmes qu'autre chose. Tout comme le fait d'avoir limité le nombre de réapparition à 3 qui vous embêtera plus qu'autre chose.

Graphismes

10 / 20
De base le jeu n'est pas moche, loin de là et bénéficie même de nombreux détails dans le décor. Seulement voilà, la formule initiale est très sombre et comporte un flou pas forcément agréable. Si jamais vous changez les options, il vous sera possible de remarquer la véritable qualité des textures qui laisse clairement à désirer. Et ça c'est sans parler des nombreux bugs présents. Heureusement, le level-design est complétement cohérent avec le thème et devrait plaire aux amateurs du genre.

Bande son

12 / 20
Un des meilleur point du titre grâce à des doublages loin d'êtres mauvais ainsi que des effets sonores qui collent en général parfaitement avec ce qui se passe à l'écran. Mais nous avons tout de même eu pas mal de bugs sonores, notamment des crashs durant notre partie.

Scénario

7 / 20
Le scénario est presque inexistant et ne nous apprend que très peu sur notre identité, la raison de notre présence ou même sur les lieux qui nous entourent. Dommage que celui-ci se limite à : trouver la déesse rouge pour fuir de l'enfer.

Durée de vie

13 / 20
Comptez plus d'une vingtaine d'heures pour venir à bout de l'aventure, ce qui est un bon score il faut l'avouer, mais seules les plus courageux y arriveront (la difficulté lié aux idées de gameplay douteuses devrait en décourager plus d'un, tout comme la répétitivité des actions. On apprécie donc la présence de modes supplémentaires : mode « Agony » (niveaux générés aléatoirement en plus de différents niveaux de difficulté que l'on peut customiser soi-même) et le mode « succube ».

Conclusion

10 / 20
Agony a été difficile à noter car si le résultat n'est pas à la hauteur de l'ambition du titre, les développeurs ont de même réussi à créer une ambiance particulièrement oppressante et malsaine grâce à de nombreux détails ainsi qu'une bande-son plutôt réussi. Seulement voilà, le gameplay est particulièrement frustrant, l'histoire presque inexistante, les bugs sont très présents et il n'est pas rare qu'on s’ennuie. Il est clair qu'il ne s'agit pas du survival-horror de l'année comme certain l’espéraient.

Ecrit par SpaceMonkey le 30/05/2018 à 12h09

Avatar Pery Teddy teddy.pery@gamikaze.com Biographie : Étant un amateur de culture (livres, films mais surtout de jeux vidéo) depuis mon enfance, j'essaie de partager ma passion pour l'univers vidéoludique à travers Gamikaze (et ouai, c'est moi le webmaster). étant ouvert à la plupart des genres, j'ai quand même une grosse préférence pour les jeux d'actions : FPS, TPS, aventures etc.

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