De mémoire de joueur de longues dates, jamais l'attente ne fut aussi pénible et l'excitation aussi intense qu'au moment d'enfourner la galette dans le lecteur. Sans aucun doute l'un des jeux les plus attendus de la courte histoire du jeu vidéo, et futur succès commercial présumé,
Grand Theft Auto IV débarque enfin dans nos vertes contrées, accompagné d'une ribambelle de promesses. Mais convaincre l'ensemble des fans de la série tout en apportant suffisamment de nouveautés pour l'enrichir est une tâche ardue, surtout lorsqu'il s'agit de prendre la relève d'un San Andreas gargantuesque, aux possibilités presque infinis, et indéniablement mythique. Si l'on avait jugé brièvement des qualités visuelles du jeu au travers des différentes présentations préalables, il nous restait à pénétrer les méandres de Liberty City et à goûter au scénario pour se faire un avis définitif. Dès lors, il s'agit naturellement de se demander si ce
Grand Theft Auto IV s'impose comme le meilleur épisode de la saga. Pour répondre à cette question essentielle, au risque de me placer en porte-à-faux avec la plupart des tests déjà parus, je serais tenté d'emprunter une formule à la normande : oui mais. Nous verrons, tout au long de ce test, les raisons d'un tel manque d'enthousiasme.
29/04/2008